Présidentielle française: Bayrou ne se présentera pas, il fait une offre d'alliance à Macron

François Bayrou vient d'annoncer lors d'une conférence de presse qu'il avait décidé de faire une offre d'alliance à Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! pour la présidentielle française. 

Brandissant la menace de l'extrême droite - le FN est en tête dans les sondages - le leader centriste a décidé de ne pas se présenter, déclarant que "l'heure exige que nous dépassions nos intérêts personnels et partisans".

Emmanuel Macron est brillant

"Je mesure ma responsabilité personnelle," a annoncé François Bayrou. "J'ai reçu depuis des semaines de très nombreux messages m'encourageant à me présenter. Mais nous sommes aujourd'hui dans une situation d'extrême risque. A cette situation exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle. Or, je sais que la dispersion ne peut qu'aggraver ce péril [de l'extrême droite]. Parce que le risque est immense, j'ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d'alliance. Je lui dis, unissons nos forces pour y parvenir. Ce sera un geste d'espoir envers notre pays".

"Emmanuel Macron est brillant. Peut-être que le projet de dépassement des clivages est à portée de main", a expliqué le président du MoDem.

Il faut faire des gestes pour montrer la gravité de la situation

"Peut-être que, pour moi, c'est un sacrifice, mais il y a des moments où il faut faire des gestes pour montrer la gravité de la situation", a-t-il déclaré.

François Bayrou a dressé une liste d'exigences à cette alliance, notamment le vote d'une "loi de moralisation" de la vie politique. Emmanuel Macron, qui talonne presque Marine Le Pen dans les sondages, ne s'est pas encore exprimé à ce sujet mais les deux hommes devraient se rencontrer dans les heures qui suivent. 

Le programme de François Fillon est dangereux

Cette offre d'alliance avec Macron, de nombreux observateurs la prédisaient déjà. Et ce, malgré le fait que François Bayrou ait récemment accusé Emmanuel Macron d'être le candidat des puissances d'argent. 

Pas question en effet pour le président du MoDem de soutenir le candidat de la droite. "Je ne pouvais pas faire d'accord avec François Fillon", a-t-il rappelé lors de sa conférence de presse " son programme est dangereux pour l'élan de la société française et s'y est ajouté ce dévoilement des affaires". 

Le déclic, explique-t-il, vient néanmoins surtout de la peur d'une "flambée de l'extrême droite", dont il a horreur. Et c'est vrai, déjà en 2012, il avait dénoncé la "course-poursuite avec l'extrême droite" de Nicolas Sarkozy et annoncé choisir François Hollande au second tour.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK