Présidentielle française 2022 : après 15 ans d'absence, le parti communiste (PCF) aura un candidat à l'Elysée

Après quinze ans d’absence, le Parti communiste français (PCF) sera de nouveau représenté à la présidentielle de 2022 à travers son dirigeant Fabien Roussel.

Il a été désigné dimanche pour acter la désunion de la gauche et insuffler de l’espoir à cette formation historique de ce camp. Plus de 82% des adhérents à jour de cotisation ont voté en faveur de la candidature du secrétaire national du PCF. Un peu plus de 30.000 des 43.000 adhérents ont pris part au vote qui s’est déroulé de vendredi à dimanche par voie électronique.


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Leur vote entérine celui de la conférence nationale du PCF, lorsque les cadres du parti avaient, le 11 avril dernier, investi leur numéro un. Selon les statuts du parti, le dernier mot devait revenir aux adhérents eux-mêmes. Quinze ans après Marie-George Buffet, Fabien Roussel s’apprête donc à porter les couleurs du Parti communiste à l’élection reine de la Ve République, signe d’une volonté d’affirmation et de résistance au déclin de la part de cette formation historique de la gauche. Fabien Roussel s’était fait élire à la tête du PCF en 2018 sur la promesse qu’il y aurait un candidat pour 2022.


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Déçu par la piètre performance de Marie-Georges Buffet en 2007, qui n’avait obtenu que 1,93% des voix, le PCF avait fait l’impasse sur les deux présidentielles suivantes, en 2012 et 2017, choisissant à chaque fois de soutenir le candidat de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon.

Au PCF, on répète que "la meilleure façon d’exister" sur la scène politique nationale, de défendre ses idées et d’être entendu, via les médias, est d'"être présent à la présidentielle". "Sinon, la presse nous invite à peine", affirmait il y a peu un responsable du parti à l’AFP. "Relevons ensemble le défi des jours heureux", a lancé Fabien Roussel, dans un discours diffusé sur les réseaux sociaux.

"Je ne me résous pas au scénario malsain d’une élection présidentielle figée dans un duo entre le président actuel et l’extrême droite. Il aboutirait à reconduire ce que nous vivons depuis 2017 : des inégalités qui grandissent et un climat de haine qui s’installe dangereusement entre citoyens français".

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