Présidentielle en France: Emmanuel Macron se pose en chantre du progressisme

L'étoile montante de la campagne présidentielle française, Emmanuel Macron, s'est posé en chantre du progressisme samedi à Lyon (centre-est), capitale politique ce week-end avec les réunions de la chef d'extrême droite Marine Le Pen et du candidat de la gauche radicale.

Plus de 8000 spectateurs enthousiastes ont afflué au meeting du candidat et, faute de place, des milliers d'autres l'ont regardé à l'extérieur, sur des écrans géants. Les intentions de vote placent actuellement cet ancien banquier de 39 ans, ex-ministre de l'Economie du président socialiste François Hollande, au second tour de la présidentielle le 7 mai face à Marine Le Pen.

Tout faire pour que ce qui se passe ne bénéficie pas avant tout au parti du Front national

Alors que la candidature du candidat de droite François Fillon est hypothéquée par des soupçons d'emplois fictifs, Emmanuel Macron a appelé à "tout faire pour que ce qui se passe ne bénéficie pas avant tout au parti du Front national" (extrême droite). Il a appelé à combattre la défiance, "lèpre démocratique".

Novice en politique, Emmanuel Macron s'est posé comme le candidat du progressisme, pour "faire ce qui n'a jamais été fait". "Je ne vous dis pas que la gauche et la droite ne signifient plus rien (...) Mais ces clivages dans les moments historiques sont-ils indépassables ?", a interrogé celui qui cherche à incarner le renouveau en France.

Une "Europe de la défense"

L'ancien ministre du gouvernement socialiste repositionné au centre a notamment plaidé pour une Europe de la défense et faire de la France "une terre d'innovation" en libérant le travail.

Cette réunion de Lyon donne "le coup de gong" de la campagne présidentielle, à moins de trois mois du premier tour le 23 avril, a jugé Richard Ferrand, le secrétaire général d'"En marche", mouvement "ni de droite ni de gauche" fondé en avril 2016 par Emmanuel Macron.

"C'est le seul candidat qui dit que demain ne sera pas pire qu'aujourd'hui et que les changements que nous affrontons ne sont pas porteurs de désillusion", s'enthousiasme dans la foule Guy Tremblay, 49 ans. "Il pense aussi que l'immigration, ce sont des compétences et des talents. Sur les réfugiés, il est le seul à avoir dit qu'Angela Merkel avait sauvé la dignité de l'Europe. Je me reconnais dans le terme de progressiste, je veux être un Européen généreux et innovant", résume cet entrepreneur.

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