Présidentielle au Brésil: Dilma Rousseff, favorite des sondages

Après trois mois de campagne, la seule surprise a été l'effondrement du candidat social-démocrate José Serra: en tête début juillet, il se retrouve aujourd'hui distancé de plus de 25 points par Dilma Rousseff, propulsée par la popularité record de Lula.

Dilma Rousseff, comme l'appellent les Brésiliens, obtient plus de la moitié des suffrages exprimés. Mais, encouragés par les dernières enquêtes d'opinion où son avantage reculait légérement, ses deux principaux adversaires, le social-démocrate José Serra, et la chef de file des Verts, Marina Silva, ont redoublé d'efforts pour forcer un deuxième tour le 31 octobre.

Dilma Rousseff, 62 ans, José Serra (ex-gouverneur de Sao Paulo), 68 ans, et Marina Silva (ex-ministre de l'Environnement de Lula), 52 ans, ont multiplié ces derniers jours leurs apparitions publiques avant leur dernier face-à-face jeudi soir lors d'un débat télévisé organisé par la puissante chaîne Globo.

Mais ce cinquième et dernier débat, que Serra et Marina da Silva espéraient décisif, a été comme les précédents: des plus mornes. Car il s'est plus agi d'une série de monologues par des candidats crispés que d'une confrontation, peut-être en raison de l'organisation très rigide du débat.

De plus, le débat a commencé à 22H30 locales, juste après la télénovela de 21 heures suivie par des millions de Brésiliens. Autant dire que seule une minorité d'entre eux ont assisté à cette dernière joute de la campagne.

Jeudi, les trois candidats ont passé la journée à Rio de Janeiro où avait lieu le débat. Dans la journée, ils avaient pris leurs derniers bains de foule, avant la clôture officielle de la campagne.

Marina Silva, populaire dans les milieux aisés de Rio

Après un meeting mercredi soir à la gare Central do Brasil, au centre de Rio, où elle a appelé ses militants à arracher les votes pour arriver à un ballotage, Marina Silva, très populaire dans les milieux aisés de Rio, s'est rendue dans la zone ouest, là où s'étendent les nouveaux quartiers de la ville.

"Je n'arrête pas de grimper dans les sondages et je ferai campagne jusqu'au dernier moment", a-t-elle dit. José Serra a lancé également un appel à ses militants lors de la clôture de sa campagne mercredi à Sao Paulo. "Lundi (au lendemain du scrutin) personne ne va se reposer. On se reposera seulement en novembre parce que nous allons encore beaucoup travailler", a lancé José Serra, voulant croire au deuxième tour.

Le président Luiz Inacio Lula da Silva est lui aussi monté au créneau pour aider celle qu'il a choisie pour lui succéder, demandant aux électeurs à ne pas croire aux rumeurs selon lesquelles elle serait favorable à l'avortement, encore un tabou dans le plus grand pays catholique du monde.

"On a aussi menti sur mon compte en disant que j'allais fermer les églises (évangéliques) et changer la couleur du drapeau", a dit Lula à la télévision.

Dilma Rousseff a donné une conférence de presse à Copacabana où elle a écarté l'idée de faire un référendum sur l'avortement.


AFP

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