Présidentielle au Bénin : les candidatures de huit opposants définitivement écartées

Le président sortant Patrice Talon
Le président sortant Patrice Talon - © YANICK FOLLY - AFP

Huit opposants béninois, dont les dossiers de candidature à l’élection présidentielle avaient été rejetés par la commission électorale, ont été définitivement écartés du scrutin par la Cour constitutionnelle.

Certaines sont en exil ou condamnées à des peines d’inéligibilité. D’autres ont vu leur candidature recalée par la commission électorale, car ne disposant pas d’un nombre suffisant de parrainages. La nouvelle loi électorale impose au candidat à la présidentielle d’être parrainé par au moins 16 députés ou bourgmestres. Or, seuls six de ces 159 élus appartiennent à un parti d’opposition.

Huit opposants recalés par la Commission électorale avaient déposé un recours devant la Cour constitutionnelle, mais celle-ci les a tous déboutés.

La tension autour du scrutin a encore monté : trois responsables du parti Les Démocrates ont été convoqués par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Ils sont accusés d’avoir perçu de l’argent pour "recruter des jeunes aux fins de saboter le processus électoral", selon leur parti qui dénonce "un complot".

Le Bénin, longtemps vu comme un modèle de démocratie mais qui a récemment pris un virage autoritaire, s’apprête à vivre le 11 avril un scrutin auquel les grandes figures de l’opposition ne participeront pas. Les candidats sont trois : le président sortant Patrice Talon, l’ancien ministre Alassane Soumanou et une figure dissidente parmi les opposants, Corentin Kohoué.

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