Présidentielle au Bélarus : L'Europe demande à Moscou de ne pas intervenir

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé vendredi Moscou à s'abstenir d'intervenir au Bélarus et à "respecter les choix démocratiques" du peuple bélarusse.
Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé vendredi Moscou à s'abstenir d'intervenir au Bélarus et à "respecter les choix démocratiques" du peuple bélarusse. - © OLIVIER MATTHYS - AFP

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé vendredi Moscou à s’abstenir d’intervenir au Bélarus et à "respecter les choix démocratiques" du peuple bélarusse.

"Si la Russie respecte l’indépendance et la souveraineté d’une nation, elle doit respecter les souhaits et les choix démocratiques du peuple bélarusse", a dit M. Borrell à la presse, après que le président Vladimir Poutine se soit dit prêt à déployer des forces dans ce pays voisin si la situation dégénère.

"J’ai entendu maintes fois la Russie dire que ce qui se passe au Bélarus est une affaire intérieure et qu’elle ne veut pas d’interférence extérieure. Je suppose que c’est aussi valable en ce qui la concerne", a ajouté le haut représentant lors de la conférence de presse finale de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères à Berlin.

Des hauts responsables sanctionnés

M. Poutine s’est dit prêt jeudi à déployer des forces au Bélarus si la contestation post-électorale devait y dégénérer, tout en appelant les parties à un règlement négocié.

Interrogé sur les sanctions préparées par les Européens contre Minsk, M. Borrel a indiqué que cette liste noire concernant actuellement une vingtaine de personnes mais qu’elle "augmenterait dans les prochains jours" et comprendrait "de hauts responsables" du régime.

Il n’a pas répondu à une question sur la présence ou non du président Alexandre Loukachenko sur cette liste, une question qui divise les Européens.

Ces personnes seront interdites de séjour en Europe et leurs avoirs y seront gelés pour avoir participé à la fraude électorale de la présidentielle du 9 août ou à la répression de l’opposition.

Le régime de M. Loukachenko est confronté depuis trois semaines à une vague de protestation d’une ampleur inédite.

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