Près d'un tiers de la flore tropicale africaine menacée d'extinction

Photo en novembre 1997 d'un chimpanzé dans la forêt de Conkouati au Congo. Sur l'île de Rubondo en Tanzanie, dix-sept chimpanzés issus de captivité relâchés dans les années 1960, ont montré depuis une étonnante capacité d'adaptation de l'espèce en milieu inconnu.
Photo en novembre 1997 d'un chimpanzé dans la forêt de Conkouati au Congo. Sur l'île de Rubondo en Tanzanie, dix-sept chimpanzés issus de captivité relâchés dans les années 1960, ont montré depuis une étonnante capacité d'adaptation de l'espèce en milieu inconnu. - © AFP

Pratiquement un tiers des fougères et plantes florales africaines sont menacées d'extinction. C'est le constat tiré par une équipe internationale de chercheurs à laquelle ont pris part deux scientifiques du Jardin botanique de Meise (Brabant flamand). Ces chercheurs sont parvenus, pour la première fois, à évaluer l'état de la flore tropicale à l'échelle d'un continent.

Pour aboutir à la publication de cet article scientifique dans la revue "Science Advances", les chercheurs ont analysé en une seule fois une grande base de données. Celle-ci est le fruit d'une mise en commun de nombreux instituts de collecte tels que le Jardin botanique de Meise.

Cela a permis de croiser près de 600.000 données de localisation avec des données géographiques sur les impacts humains (exploitation forestière, agriculture, urbanisation et exploitation minière) sur plus de 22.000 espèces végétales présentes dans les régions tropicales d'Afrique.

Il en ressort que près d'un tiers de la flore tropicale africaine est menacée. Les chercheurs attirent l'attention sur un autre tiers de la végétation qu'ils classent comme "potentiellement rare" (c'est-à-dire une végétation potentiellement menacée dans un avenir proche).

Les scientifiques ont aussi pointé les zones géographiques les plus vulnérables. Elles se trouvent dans les forêts tropicales d'Afrique de l'Ouest, dans le sud de la République démocratique du Congo, en Éthiopie et en Tanzanie centrale.

Les scientifiques qui ont pris par à cette étude rappellent que si l'état de conservation de la plupart des espèces animales a été évalué, ce n'est pas le cas des plantes, et ce malgré leur importance cruciale pour les écosystèmes terrestres.