Première au classement Transparency International, l'Europe stagne en matière de corruption

Première au classement Transparency International, l'Europe stagne en matière de corruption
Première au classement Transparency International, l'Europe stagne en matière de corruption - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Avec 14 États dans le top 20 des pays et territoires perçus comme "peu corrompus", l'Europe s'impose comme la région du monde où l'administration publique est la plus transparente, ressort-il de l'indice de perception de la corruption (IPC) 2018, présenté mardi à Bruxelles par l'ONG Transparency International.

Toutefois, la lutte contre la corruption stagne ces dernières années dans une Europe où le modèle démocratique est remis en question dans plusieurs pays.

Les pays nordiques en tête

Sans surprise, ce sont les pays nordiques qui occupent les premières places européennes du classement. Avec 88 points sur 100, le Danemark reprend sa première place abandonnée en 2017 à la Nouvelle-Zélande, qui la suit cette année sur la deuxième marche du podium. La Finlande et la Suède complètent le top 3, aux côtés de Singapour et de la Suisse. Tous enregistrent cependant une baisse plus ou moins importante depuis 2012. La Belgique perd encore une place par rapport à l'indice précédent et s'établit à la 17e place sur 180 pays analysés. Son score de 75 points reste cependant inchangé depuis l'année passée. Les Pays-Bas sont 8e, suivis par le Luxembourg, tandis que la France trébuche aux portes du top 20. Elle est 21e avec 72 points.

La vague de populisme en Europe impacte le classement

Dans l'IPC, les démocraties bien établies obtiennent en moyenne 75 points et les démocraties imparfaites un score moyen de 49. Six pays européens se classent dans cette seconde catégorie. La Slovaquie est créditée de tout juste 50 points, tandis que la Hongrie (46), la Grèce (45) et la Bulgarie (42) ferment la marche européenne. Si la Bulgarie progresse doucement, la Hongrie de Viktor Orban a, elle, perdu neuf points au cours des sept dernières années. Le pays enregistre ainsi son score le plus bas en matière de droits politiques depuis la chute du communisme en 1989. Une chute qui s'explique par "une détérioration de l'État de droit et des institutions démocratiques, ainsi que le rétrécissement rapide de l'espace réservé à la société civile et aux médias indépendants", pointe l'ONG.

Touchés par une vague de populismes, la Grèce, la République tchèque, l'Autriche et l'Italie sont des pays à surveiller, relève l'organisme. Transparency International s'inquiète en outre de la situation à Malte, où la journaliste d'investigation Daphne Caruana Galizia a été assassinée en octobre 2017 alors qu'elle enquêtait sur le programme de "visas dorés". Le pays a perdu six points au classement ces trois dernières années.
 

Archives: Journal télévisé 21/10/2017

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