Premier entretien téléphonique entre Poutine et Macron

Le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, dans le sud de la Russie, le 17 mai 2017
Le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, dans le sud de la Russie, le 17 mai 2017 - © Yuri KADOBNOV

Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron ont eu jeudi leur tout premier entretien téléphonique et sont convenus, selon le Kremlin, de "développer les relations traditionnellement amicales" entre les deux pays.

Les deux présidents entendent également "travailler ensemble sur des questions d'actualités internationales et régionales, y compris la lutte contre le terrorisme", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

C'est Vladimir "Poutine qui a appelé M. Macron", investi président de la République dimanche, a précisé à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le 8 mai, le président russe avait exhorté Emmanuel Macron à "surmonter la méfiance mutuelle" entre Paris et Moscou de façon à combattre ensemble "la menace croissante du terrorisme et de l'extrémisme violent", dans un message de félicitations à l'occasion de son élection à la présidence française.

Jeudi, M. "Poutine a de nouveau félicité son homologue français pour sa prise officielle de fonctions et pour la formation d'un nouveau gouvernement", selon le communiqué du Kremlin.

"Les deux parties ont exprimé leur volonté de développer les relations russo-françaises traditionnellement amicales dans les domaines politique, économique et culturel", selon la même source.

Ils ont également "souligné l'importance de poursuivre la coopération dans le cadre du format dit de Normandie (France, Russie, Allemagne, Ukraine, ndlr) visant à trouver un règlement de la crise ukrainienne sur la base des accords de Minsk".

Les deux hommes ont également discuté des possibilités d'une prochaine rencontre, ajoute le communiqué sans plus de détails.

Les relations entre la France et la Russie sont actuellement tendues, en raison notamment de la situation en Ukraine et suite aux sanctions économiques sévères imposées par l'UE à l'encontre de Moscou après l'annexion par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Le dossier syrien divise également les deux pays, Moscou soutenant le président Bachar el-Assad, dont Paris souhaite le départ à terme.

 

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