Premier décès des suites du coronavirus en Europe: faut-il s'inquiéter?

Il fallait s'y attendre. En France, un premier décès causé par le coronavirus Covid-19 a été signalé ce samedi par la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

"Ce décès en France est celui d'un touriste chinois de 80 ans qui revenait de la province chinoise de Hubei, l'épicentre du virus. Ici aussi, les morts se comptent principalement parmi les personnes très âgées ou souffrantes. Ce n'est donc pas une surprise. Il s'agit d'une situation similaire à ce que nous observons en Chine", tempère Marc Van Ranst, virologue, interrogé par la VRT.

Faut-il s'inquiéter chez nous ? Pas forcément, d'autant que de nombreuses mesures ont été prises. Emmanuel André, médecin, microbiologiste et professeur à la KUL, était l'invité de Jeudi en Prime cette semaine.

"La Belgique a du temps, et on essaie encore d’en gagner pour pouvoir mieux se préparer, mieux voir l’épidémie diminuer naturellement. Ce temps gagné va nous permettre de trouver de nouveaux médicaments. En étant extrêmement proactif dans le dépistage des personnes qui sont possiblement infectées. On ne doit pas surcharger nos hôpitaux, au cas où un nombre important de malades devait arriver... mais ce n’est pas d’actualité", avait-il rappelé.


►►► À lire aussi : Coronavirus: pourquoi il ne faut pas paniquer


S'il n'y a rien d'alarmant, le spécialiste comprend que l'on puisse être inquiet devant une telle situation : "C’est un virus que l’être humain ne connaissait pas il y a quelques mois. Et aujourd’hui, ce virus est capable de se transmettre très rapidement. On sait aussi qu’il est capable de provoquer dans une minorité de cas des infections extrêmement sévères. C’est la raison pour laquelle on s’inquiète", a-t-il expliqué.

Dix Belges toujours en quarantaine

À l'heure actuelle, on ne compte toujours qu'un seul cas d'infection par le coronavirus recensé en Belgique.

Le Belge contaminé par le coronavirus est toujours placé en quarantaine à l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles, a indiqué la porte-parole du SPF Santé publique samedi matin. L'homme n'a développé aucun symptôme de la maladie jusqu'ici.

"La charge virale diminue mais on attend qu'elle ait tout à fait disparu chez le patient pour le libérer. Il a été testé hier et on le retestera sans doute encore aujourd'hui", précise Vinciane Charlier.

Dix Belges, rapatriés de Chine, sont encore placés en quarantaine aujourd'hui. Tous sont à l'hôpital militaire de Neder-over-Heembeek, excepté le patient testé positif qui a été hospitalisé à Saint-Pierre, centre de référence.

L'épidémie de pneumonie virale a fait plus de 1500 morts et contaminé plus de 66.000 personnes en Chine dont au moins 1716 parmi les médecins et les infirmiers travaillant au contact des malades, selon la commission nationale chinoise de la santé.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK