Pourquoi l'accord sur le Brexit ne tient qu'à un fil ?

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker en conférence de presse ce jeudi 17 octobre
Le premier ministre britannique, Boris Johnson, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker en conférence de presse ce jeudi 17 octobre - © KENZO TRIBOUILLARD - AFP

Si les Britanniques et les Européens se sont accordés sur un projet d’accord pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, on est encore loin d’un Brexit effectif. Le texte présenté par le négociateur, Michel Barnier, doit maintenant être approuvé par le Conseil européen. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement se prononceront ce jeudi après-midi. Ensuite, le projet d’accord devra passer devant la Chambre des Communes à Westminster. Les députés britanniques ont approuvé la tenue d’une séance exceptionnelle ce samedi.

Un vote incertain à Westminster

Ce vote outre-manche s’annonce très incertain. Le parti nord-irlandais DUP, allié clef des conservateurs, a immédiatement annoncé ce jeudi matin qu’il ne soutiendrait pas le "deal" du Premier ministre britannique, Boris Johnson.

L’accord sur les conditions de départ du Royaume-Uni "n’est pas, à nos yeux, bénéfique au bien-être économique de l’Irlande du Nord, et il mine l’intégrité de l’Union", tranche le DUP. Un premier coup dur pour le Premier ministre. Le feu vert du parti nord-irlandais est considéré comme crucial par la frange des "Brexiters", la plus radicale des Tories, qui pourrait ne pas approuver le deal si le DUP ne le soutient pas.

C’est NON catégorique également du côté du leader du parti du Labour, Jeremy Corbyn. Dès l’annonce d’un accord, le leader de l’opposition a déclaré qu’il ne le soutiendrait pas : "La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d’un vote populaire", a affirmé le leader de l’opposition dans un communiqué.

Ces annonces constituent deux revers importants pour le gouvernement qui n’a plus de majorité au Parlement, après l’exclusion de 21 députés rebelles du Parti conservateur.

Approbation du Parlement européen

Enfin, si l’accord de retrait est validé par la Chambre des Communes ce samedi, il devra être approuvé par le Parlement européen. "Si c’est le cas, nous étudierons minutieusement l’accord", a réagi Guy Verhofstadt, le président du groupe de pilotage du Parlement européen sur le Brexit.

"La balle est maintenant dans les camps des Parlements, des deux côtés de la Manche", a conclu l’eurodéputé belge.

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Page spéciale du JT 19h30 sur l'accord qui a été conclu hier à Bruxelles

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