Pour le ministre turc des Affaires étrangères, la Belgique est le maillon faible de la lutte contre le terrorisme

Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères et son homologue turc Mevlüt Cavusoglu
Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères et son homologue turc Mevlüt Cavusoglu - © DIRK WAEM - BELGA

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a qualifié vendredi d'"inacceptable" la décision prise jeudi par la chambre des mises en accusation de Bruxelles de prononcer un non-lieu dans le dossier relatif au Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK, séparatiste).

Cette décision de la justice belge affaiblira la lutte contre le terrorisme en Europe, a ajouté le chef de la diplomatie turque dans un communiqué. Elle est "un nouvel exemple du soutien à des organisations terroristes qui visent la sécurité et les intérêts de la Turquie", a poursuivi M. Cavusoglu.

La chambre des mises en accusation de Bruxelles avait prononcé le non-lieu jeudi dans le dossier relatif au PKK, confirmant ainsi la décision rendue en première instance par la chambre du conseil. Le parquet fédéral avait demandé le renvoi en correctionnelle de 36 personnes et sociétés liées au PKK pour participation aux activités d'un groupe terroriste.

La chambre des mises en accusation a estimé que le conflit turco-kurde était un conflit armé non-international et que le PKK n'était donc pas une organisation terroriste, selon l'un des avocats de la défense, Me Jan Fermon - alors que cette guérilla kurde figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.

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