Pour la France, Poutine est "un allié indispensable contre Daesh"

Après être tombé en disgrâce pour avoir mené la guerre dans l'est de l'Ukraine, Vladimir Poutine semble à nouveau fréquentable. La France, en tout cas, affirme officiellement que le président russe est désormais "un allié indispensable dans la lutte contre Daesh". C'est ce qu'a affirmé sur nos antennes Philip Cordery, député des Français à l'étranger. Cet homme, qui représente tous les Français qui vivent en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, était l'invité de L'Acteur en Direct ce jeudi. 

"La France ne change pas d'objectif qui est une solution politique en Syrie dans laquelle Bachar al-Assad ne fait pas partie", précise-t-il, "mais elle change de discours parce qu'aujourd'hui, on a une menace terroriste qui est Daesh. Et donc, tout doit être mis en oeuvre pour que Daesh soit écarté de la politique syrienne et de la menace qu'elle fait peser aujourd'hui en Europe".

Dans ce cadre, "la Russie est aujourd'hui un allié important". "Tout ce qui peut être fait aujourd'hui pour affaiblir Daesh, pour faire en sorte que leur pouvoir de nuisance soit stoppé, doit être fait", ajoute-t-il. 

Tout le monde sera nécessaire, personne ne sera de trop

C'est pour cette raison aussi que la Turquie doit rester dans la coalition, dit-il, malgré les tensions actuelles après que la Turquie ait abattu un avion militaire russe.

L'incident est "regrettable", juge Philip Cordery, "mais je pense qu'on a besoin de tout le monde". "Tout doit être mis en oeuvre pour que Daesh soit écarté de la politique syrienne et de la menace qu'elle fait peser aujourd'hui en Europe".

Et de parler d'"une coalition mondiale" : "Je crois qu'aujourd'hui, ça doit être la priorité de toute la planète, car tout le monde est menacé", dit-il, "et donc, c'est l'ensemble du monde démocrate qui doit aujourd'hui être en pointe dans la lutte contre Daesh".

Pas de tension, mais beaucoup de coopération  entre la Belgique et la France

Interrogé sur les éventuelles tensions entre la Belgique et la France après que le président français ait annoncé que les attentats de Paris avaient été décidés en Syrie et préparés en Belgique, Philip Cordery affirme qu'il ne voit pas de tension mais beaucoup de coopération. 

"On est face à des cellules franco-belges et face à ça, on a aussi des réponses franco-belges", dit-il. Il n'y a pas de stigmatisation, "Charles Michel a fait tout ce qu'il avait à faire".

"Ce sont surtout les médias qui ont pointé la Belgique", poursuit-il. "La réalité est qu'il y a des problèmes dans tous les pays, sinon ce qui est arrivé ne serait pas arrivé"

"Je pense que l'on met beaucoup en lumière les quelques petits commentaires qui ne vont pas, alors que 90% de ce qui est positif, on a tendance, parfois, à l'oublier".

Mais "tout est mis en oeuvre pour trouver les coupables et pour éviter d'autres drames à l'avenir", conclut-il.

 

 

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