Pour la défense de Benalla, "l'affaire" sert à porter atteinte à la présidence française

Pour l'ex-chargé de sécurité du président Macron, ces actions servent "manifestement aujourd'hui à porter atteinte à la Présidence de la République dans des conditions qui défient l'entendement". 
Pour l'ex-chargé de sécurité du président Macron, ces actions servent "manifestement aujourd'hui à porter atteinte à la Présidence de la République dans des conditions qui défient l'entendement".  - © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

Alexandre Benalla "est abasourdi par l'utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai 2018 sur deux fauteurs de trouble qui agressaient les policiers", indiquent ses avocats dans un communiqué diffusé lundi par la chaîne privée TF1. Ils y affirment que leur client avait été invité par la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) et la préfecture de police de Paris à observer les opérations de maintien de l'ordre. Plus tôt cet après-midi le préfet de police de Paris a lui affirmé sous serment n'avoir pas eu connaissance de la présence d'Alexandre Benalla lors de la manifestation et n'avoir jamais été sollicité en ce sens.

"A l'occasion de cette observation, Alexandre Benalla a pu compléter ses connaissances du maintien de l'ordre et n'avait pas vocation à intervenir personnellement sur ces opérations", poursuit la défense. "Toutefois, témoin des agissements de deux individus particulièrement virulents et de l'apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place, Alexandre Benalla a pris l'initiative de prêter main forte au dispositif en aidant à la maîtrise de ces personnes".

Les avocats, Mes Laurent-Franck Lienard et Audrey Gadot, affirment que l'action "vigoureuse mais menée sans violence" n'a causé aucune blessure et tiennent pour preuve que les personnes concernées "n'ont déposé plainte contre personne". Selon ses conseils, Alexandre Benalla a "immédiatement rendu compte de son intervention personnelle qui lui a été vivement reprochée". Pour l'ex-chargé de sécurité du président Macron, ces actions servent "manifestement aujourd'hui à porter atteinte à la Présidence de la République dans des conditions qui défient l'entendement". 

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