Possibles "attentats" d'extrême droite évités en Allemagne

La police allemande a probablement évité des actes de violences, voir "des attentats", contre des foyers de migrants grâce à l'interpellation de membres d'un groupuscule d'extrême droite, a indiqué jeudi le ministre de l'Intérieur.

Il existe des éléments laissant penser "que de nouveaux actes délictueux ou des attentats ont pu être évités" grâce à cette action de la police, a déclaré Thomas de Maizière à la presse en marge d'une visite d'un foyer de migrants à Bamberg (Sud), cité par l'agence de presse allemande DPA. Trois personnes ont été interpellées mercredi en Bavière (Sud) lors d'un raid de la police et divers objets, dont une arme à feu, saisis dans leurs logements. Ils sont soupçonnés notamment d'avoir voulu former une organisation criminelle, selon les autorités régionales.

Selon la radio-télévision publique de Bavière (BR) les trois suspects avaient commandé en Europe de l'Est une grande quantité de matériel incendiaire, notamment du matériel pour feux d'artifice de forte puissance pouvant servir à mettre le feu à des bâtiments. Une manifestation de sympathisants de l'extrême droite était prévue le 31 octobre dans la ville de Bamberg devant un foyer de migrants. Le maire de la ville a indiqué vouloir désormais demander l'interdiction du rassemblement.

Le gouvernement a mis en garde ces derniers jours contre le risque croissant d'actes de violences de l'extrême droite contre les migrants qui affluent par centaines de milliers dans le pays. Il s'est notamment inquiété de la radicalisation du mouvement islamophobe et populiste Pegida, à la pointe des harangues anti-étrangers dans le pays. La police judiciaire allemande (BKA) pour sa part s'est inquiétée jeudi du risque d'actes violents à l'égard de responsables politiques considérés par l'extrême droite comme responsables de l'arrivée d'un grand nombre de migrants.

Samedi, une responsable de la ville de Cologne pour les réfugiés et candidate au poste de maire de la ville a été grièvement blessée d'un coup de couteau porté par un homme proche de l'extrême-droite. Ce dernier a revendiqué un acte xénophobe. Hospitalisée, Henriette Reker a néanmoins été élue dimanche à la mairie de Cologne.

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