Pompéi: une anthropologue veut faire parler l'ADN des momies retrouvées

Les victimes de l’éruption du Vésuve, en l’an 79 de notre ère, sont loin d’avoir révélé tous leurs secrets. Une anthropologue américaine a décidé de faire des recherches poussées sur l’ADN et les isotopes osseux, pour mieux comprendre comment on vivait à cette époque-là.

À quelques kilomètres de Pompéi, au pied du Vésuve, la villa de Lucius Crassius Tertius fut découverte par hasard en 1974… avec 54 victimes momifiées regroupées dans une pièce.

Pour la première fois, une anthropologue américaine Kristina Killgrove de l'université de Floride, veut faire parler ces corps. En les exhumant, elle a déjà découvert qu’au moins deux des femmes présentes étaient enceintes.

"Nous avons retrouvés presque tous les os du fœtus, ce bébé était à l’intérieur d’un des squelettes, il se trouvait dans la cavité abdominale d’une femme âgée entre 25 ans et 35 ans. Nous avons pris des échantillons des os du fœtus car en les analysant nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur le régime alimentaire des femmes enceintes à cette époque, et sur cette grossesse en particulier".

Qui étaient ces victimes ?

Ces 54 victimes formaient elles une seule et même famille ? Étaient-ils des romains ou des esclaves venus d’ailleurs ? Les chercheurs américains espèrent que l’analyse de leur dent et d'un fragment de côte pourra répondre a ces questions.

"L’ADN nous donne une vision large, un tableau général de ces personnes, mais c’est surtout avec l’analyse des isotopes des dents et des os, que nous allons pouvoir obtenir des informations précises sur cet homme, son régime alimentaire et d’ou il venait", précise l'anthropologue.

À l’exception de leurs dents souvent cariées, les victimes de l’éruption étaient en bonne santé au moment de leur mort, il faudra maintenant deux ans d’analyse en laboratoire pour faire parler ces squelettes uniques au monde.

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