Enfants abusés par des collaborateurs de Plan International: Plan Belgique pas impliqué

Neuf cas d'intimidation sexuelle ou de comportements inappropriés ont en outre été rapportés.
Neuf cas d'intimidation sexuelle ou de comportements inappropriés ont en outre été rapportés. - © Plan International

Au moins six cas d'abus sexuels ont été commis sur des enfants entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017 par des collaborateurs de l'ONG Plan International, a indiqué jeudi la chaîne publique NOS citant la branche néerlandaise de l'organisation humanitaire. Aucun collaborateur de Plan International Belgique n'est impliqué dans ces faits d'abus sexuels, a précisé sa porte-parole Lies Ryckeboer. "Il s'agit de faits qui ont eu lieu dans des endroits avec lesquels nous n'avons aucun lien", a-t-elle expliqué. L'antenne belge de l'ONG a également informé ses volontaires et donateurs de la situation.

Les personnes incriminées, un employé de Plan International et 5 volontaires ou collaborateurs d'organisations partenaires, ont été licenciés avec effet immédiat.

Cinq des collaborateurs remerciés se sont rendus coupables de faits répréhensibles et plainte a été déposée contre eux.

Neuf cas d'intimidation sexuelle ou de comportements inappropriés envers des adultes ont en outre été rapportés durant cette même période.

Sept collaborateurs de l'ONG ont été licenciés dans ce cadre tandis que deux autres ont reçu un avertissement pour avoir tenu des propos déplacés.

L'ONG est venue en aide à 17 millions de filles et 15 millions de garçons dans 75 pays à travers le monde en 2016.

Pourtant, des procédures de screening existent 

Des organisations ou associations s'occupant d'enfants peuvent attirer des profils déviants. Consciente du risque, l'ONG a mis en place des procédures très strictes. "Nous sommes reconnus pour avoir une des politiques de protection des enfants les plus strictes au monde, plaide Manuela Varoso, porte-parole de Plan Belgique. Chaque personne en contact avec des enfants doit produire un casier judiciaire. Pour être employé chez Plan International, il faut vraiment montrer patte blanche. Nous avons des entretiens psychologiques qui évaluent nos compétences et attitudes. Par ailleurs, en cas de doute envers une personne avec qui nous souhaitons collaborer, nous prenons directement contact avec la police fédérale qui peut vérifier ou supprimer nos doutes". 

Le récent exemple du scandale touchant Oxfam montre que les donateurs peuvent réagir négativement et retirer leurs dons aux ONG. "Nous espérons que les quelques individus qui sont passés au travers des mailles du filet n’entacheront pas la confiance que les donateurs nous témoignent chaque jour". 

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