Plusieurs dizaines de djihadistes tués dans une vaste opération entre Mali et Niger

Plusieurs dizaines de djihadistes tués dans une vaste opération entre Mali et Niger
Plusieurs dizaines de djihadistes tués dans une vaste opération entre Mali et Niger - © MARCO LONGARI - AFP

"Plusieurs dizaines" de djihadistes du groupe Etat islamique (EIGS) ont été tués dans une opération menée tout au long du mois d'octobre par 3.000 militaires français, nigériens et maliens à la frontière malo-nigérienne, a-t-on appris mardi auprès de la force française Barkhane.

La veille à Bamako, la ministre française des Armées Florence Parly avait annoncé que Barkhane avait par ailleurs tué vendredi au Mali "plus de 50 jihadistes" affiliés à Al-Qaïda, à proximité de la frontière burkinabè.

3000 hommes mobilisés tout au long du mois d'octobre

L'opération "Bourrasque" a mobilisé pour sa part "3.000 hommes, dont 1.600 de Barkhane, 1.100 Nigériens et 300 Maliens" dans la région du Liptako, selon le lieutenant-colonel Hubert (nom de famille tu pour des raisons de sécurité), chef du poste de commandement de cette opération, installé à Niamey.

L'opération qui vient de s'achever a également bénéficié d'un important appui américain (renseignement, drones, ravitaillement en vol).

L'opération a rempli ses objectifs

Les militaires français et leurs partenaires sont allés s'attaquer à de petites poches résiduelles du groupe EIGS situées aux confins du Mali et du Niger.

"L'opération a rempli ses objectifs. Nous avons neutralisé plusieurs dizaines d'individus, nous avons eu un effet très fort contre leur logistique et avons saisi beaucoup d'armement et de motos", a détaillé à Gao (nord-est du Mali) le commandant de la force Barkhane, le général Marc Conruyt, tout en refusant de donner un décompte précis des pertes infligées à l'adversaire.

Désigné en janvier dernier comme ennemi numéro un au Sahel par le président français Emmanuel Macron, l'EIGS (Etat islamique au Grand Sahara) "a subi depuis plusieurs mois un certain nombre de pertes humaines et de moyens qui l'ont singulièrement affaibli, même s'il faut rester prudent", a souligné l'officier.

"Nous sommes allés très loin dans le partenariat de combat avec nos partenaires nigériens et maliens", intégrés à tous les échelons de l'opération, de l'état-major jusqu'aux unités de combat, a-t-il fait valoir, en s'estimant "très satisfait des résultats obtenus".

"L'opération a permis à nos partenaires, durement attaqués dans la région l'an dernier, de reprendre confiance. Les Nigériens étaient très fiers de remporter ces victoires à nos côtés", a renchéri le colonel Eric Lafontaine, qui commandait plusieurs centaines de militaires français engagés dans "Bourrasque".

 


 

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