Plus d'un demi-million de Vénézuéliens arrivés en Equateur depuis janvier, selon l'ONU

Plus d'un demi-million de Venezuéliens arrivés en Equateur depuis janvier, selon l'ONU
Plus d'un demi-million de Venezuéliens arrivés en Equateur depuis janvier, selon l'ONU - © CHRISTIAN ESCOBARMORA - AFP

Un peu plus d'un demi-million de Vénézuéliens, fuyant leur pays en proie à une grave crise économique et politique, se sont réfugiés en Equateur depuis le début de l'année, a indiqué ce vendredi l'ONU.

"Depuis le début de l'année, quelque 547.000 Vénézuéliens sont entrés en Equateur par la frontière colombienne, soit une moyenne quotidienne de 2700 à 3000 hommes, femmes et enfants", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, William Spindler, lors d'un point de presse à Genève.

"Cependant, l'afflux s'accélère et au cours de la première semaine d'août, quelque 30.000 Vénézuéliens sont entrés dans le pays, plus de 4000 par jour", a-t-il ajouté, saluant l'état d'alerte décrété cette semaine par l'Equateur qui permet de mobiliser plus de ressources.

Crise politique et économique

La plupart d'entre eux fuient à pied le Venezuela, dans des conditions précaires. Seuls 20% de ceux qui arrivent en Equateur y restent, les autres continuent leur périple vers le Pérou et le Chili, selon le HCR.

Face à cet afflux, l'agence de l'ONU a décidé d'établir un plan d'urgence et d'intensifier son assistance humanitaire, en coopération avec les autorités équatoriennes. Le HCR a par ailleurs renforcé sa présence aux principaux points de passage frontaliers.

Les Vénézuéliens, étranglés par la crise économique, souffrent de pénuries qui touchent les produits de première nécessité, notamment les médicaments et les produits alimentaires. L'inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018 selon le Fonds monétaire international (FMI), et le PIB devrait s'effondrer de 18%.

Un des mouvements de population les plus importants de l'histoire de l'Amérique latine

Les Nations unies ne disposent toutefois pas de chiffres globaux sur cette crise en raison de la "porosité" des frontières, en particulier avec la Colombie.

Le porte-parole a également relevé que seul un "petit nombre" de Vénézuéliens demandent l'asile, essentiellement parce que les pays de la région offrent d'autres alternatives d'accueil des migrants.

Des réfugiés vénézuéliens arrivant à la frontière équatorienne, ce 10 août

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