Plan de relance de l'UE : réservée sur la stratégie, l'Autriche veut néanmoins trouver un "compromis"

Plan de relance de l’UE : réservée sur la stratégie, l’Autriche veut néanmoins trouver un "compromis"
Plan de relance de l’UE : réservée sur la stratégie, l’Autriche veut néanmoins trouver un "compromis" - © Michael Gruber - Getty Images

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, réservé sur le plan de relance économique de l’UE, a déclaré jeudi vouloir trouver un "compromis" permettant un accord sur les aides financières massives destinées à surmonter la crise provoquée par le nouveau coronavirus.

Les dirigeants européens négocient actuellement pour parvenir à un accord sur la création d’un plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne.

Ce plan, qui bénéficiera avant tout aux pays comme l’Italie et l’Espagne qui ont été les plus touchés par la crise du Covid-19, suscite de nombreuses réserves chez quatre pays surnommés les "frugaux": Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark. Un sommet, prévu les 17 et 18 juillet à Bruxelles, portera sur son adoption à l’unanimité.

Je serais content qu’il y ait une solution rapide

"Nous voulons trouver un compromis […] Je serais content qu’il y ait une solution rapide", a déclaré le chef des conservateurs autrichiens devant une commission parlementaire.


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Il a toutefois souligné que "les différences des points de vue" entre Etats étaient encore importantes. L’Autriche souhaite privilégier un programme de prêts sous condition plutôt que de subventions et insiste pour que toute aide soit assortie de critères tels que la protection du climat, la volonté de réforme ou l’Etat de droit.

La définition et l’existence même de ces critères continuent de donner lieu à des divergences, a souligné le chancelier qui table sur la tenue d’un second sommet avant la pause estivale.

Un plan massif souhaité dès cet été par Merkel

Mercredi, la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays préside l’UE pour six mois, a appelé les Européens à la solidarité et à une adoption dès cet été de ce plan de relance massif destiné à sortir de la crise du coronavirus, dans un discours devant les eurodéputés pour le début de la présidence allemande de l’UE.

Mais "nous ne sommes pas encore au bout de la négociation, énormément de travail reste nécessaire", a tempéré dans la foulée le président du Conseil européen, Charles Michel.

Sujet du journal télévisé du 27 mai dernier

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