Plan de paix au Moyen-Orient : les Nations-Unies craignent une "escalade des violences"

Le plan de paix de Donald Trump a laissé les Palestiniens en "état de choc".
Le plan de paix de Donald Trump a laissé les Palestiniens en "état de choc". - © SAID KHATIB - AFP

Le plan pour le Moyen-Orient présenté par le président américain Donald Trump a plongé de nombreux Palestiniens "en état de choc", a indiqué ce vendredi l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui craint une "escalade des violences".

"Je pense que beaucoup de gens, beaucoup de Palestiniens sont en état de choc et d’incrédulité en ce moment, suite à la publication du plan de paix de Trump", a déclaré le Commissaire général par intérim de l’UNRWA, Christian Saunders, lors d’une conférence de presse à Genève.


►►► Lire aussi : a quoi ressemble le plan de paix de Trump pour le Proche-Orient ?


"Nous craignons que cela n’entraîne une escalade des affrontements et de la violence", a-t-il ajouté.

Donald Trump a proposé ce mardi un plan de paix très favorable à Israël, lui permettant notamment l’annexion de territoires occupés en dépit du droit international. Les dirigeants palestiniens ont immédiatement refusé de négocier sur cette base.

Le plan américain propose de créer une capitale d’un éventuel Etat palestinien à Abou Dis, un faubourg de Jérusalem. Les Palestiniens, eux, veulent faire de l’ensemble de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Dans son projet, le président Donald Trump prévoit aussi l’annexion de l’ensemble des colonies israéliennes ainsi que de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Prendre en compte la voix des Palestiniens

"Le plan qui a été publié cette semaine est extrêmement inquiétant pour les réfugiés palestiniens vivant sous l’occupation, sous le blocus, et qui ont vécu plusieurs conflits et crises", a estimé Christian Saunders, réclamant que la voix des Palestiniens soit prise en compte pour trouver une solution "durable" au conflit.

Fondée en 1949, l’UNRWA gère des écoles et fournit une aide vitale à des millions de réfugiés palestiniens en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans les Territoires palestiniens. Elle emploie 30.000 personnes, principalement des Palestiniens.


►►► Lire aussi : réactions au plan de paix américain au Proche-Orient : refus palestinien, circonspection ailleurs


Lors de son passage à Genève, Christian Saunders a lancé ce vendredi un appel de fonds de 1,4 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) pour les opérations d’assistances de l’UNRWA en 2020 auprès de 5,6 millions de réfugiés palestiniens au Moyen-Orient.

Depuis plus d’un an, les Etats-Unis de Donald Trump jugent qu’elle n’a plus de raison d’être dans sa forme actuelle, et ont mis fin à leur soutien financier. Washington s’oppose notamment au fait que les Palestiniens puissent transmettre le statut de réfugié à leurs enfants.
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK