Pays basque: mobilisations pour réclamer la "libération des prisonniers"

Mobilisation à Saint-Jean-de-Luz pour "la libération des prisonniers basques", le 19 mai 2012
Mobilisation à Saint-Jean-de-Luz pour "la libération des prisonniers basques", le 19 mai 2012 - © Gaizka Iroz

Quelque 450 personnes au Pays basque français et 1.500 au Pays basque espagnol se sont mobilisés samedi, à l'appel du mouvement "Herrira" ("Vers le pays" en langue basque), sur 225 sites pour demander "la libération des prisonniers basques".

A Saint-Jean-de-Luz, environ 200 personnes ont formé un cercle sur la grande plage, face à la résidence de la députée UMP Michèle Alliot-Marie située de l'autre côté du pont, à Ciboure, a constaté l'AFP.

Au centre, une lettre et le chiffre 13 pour "U13", peints en bleu, étaient posés sur le sable appelant à une grande manifestation le 13 octobre.

"D'ici le 13 octobre, nous lançons des rassemblements pour mettre fin aux mesures d'exception, à la dispersion, à la libération des prisonniers malades et à la fin de la persécution des réfugiés", a indiqué Emilie Martin, porte-parole du mouvement.

Selon Herrira, la France détient 140 des quelque 700 prisonniers basques.

"Nous demandons également au gouvernement de réagir de façon urgente à la situation de Naia Lacroix" basque française incarcérée à Gradignan, près de Bordeaux, qui "est en grève de la faim depuis cinq jours pour protester contre son isolement", a ajouté Emilie Martin.

"S'il n'y a pas de changement, elle va entreprendre une grève de la soif", a-t-elle estimé.

Par ailleurs, en réaction aux propos du nouveau ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui a qualifié vendredi l'ETA d"'organisation terroriste", soulignant que "l'alternance ne change rien à la ligne de fermeté adoptée depuis des années par la France contre le groupe séparatiste basque", des élus de la coalition des partis de la gauche nationaliste, EH Bai, présents lors de la manifestation, ont estimé que "l'ETA a fait un premier pas en mettant fin à la violence".


AFP
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