Pays-Bas: Thierry Baudet, l'euro- et climatosceptique, qui a ravi sa majorité à Mark Rutte

L'ascension de Thierry Baudet est fulgurante. Preuve en est, une fiche wikipédia encore des plus succinctes. On y apprend qu'il est né en 1983, il a donc 36 ans. Qu'il est titulaire d'un baccalauréat d'histoire obtenu à l'université d'Amsterdam mais aussi d'un doctorat en droit de l'université de Leyde.

Son patronyme serait originaire de Belgique. C'est l'un de ses ancêtres qui a quitté Braine-le-Comte, en 1795, pour les Pays-Bas, afin d'éviter de se faire enrôler dans les armées françaises. Il aurait aussi des origines indonésiennes.

Idéologie 

L'europhobie de Thierry Baudet est absolue. Selon lui, "l'Union Européenne doit être démantelée", tout comme l'Euro. Ces institutions sont responsables de la dilution du pouvoir mais surtout de la perte de souveraineté. 

Il se positionne également contre le multiculturalisme, l'immigration et la transition écologique qu'il estime coûteuse et inutile. Il a également déclenché la polémique sur des thèmes tels que l'égalité homme-femme, indiquant que selon lui, les femmes étaient généralement moins ambitieuses que les hommes. 

Une bibliographie déjà étoffée

La bibliographie de Thierry Baudet reflète aussi son système de valeur et la nature de ses préoccupations. 

En 2010, il publie "Conservatieve vooruitgang" ("Progrès conservateur"). Deux ans après "De aanval op de natiestaat" ("L'attaque contre l'état-nation"). En 2012,  il publie aussi "Indispensables Frontières : Pourquoi le supranationalisme et le multiculturalisme détruisent la démocratie", ouvrage traduit en français. 

Forum pour la démocratie

Thierry Baudet a créé son parti en 2016. Un parti qui se veut conservateur, nationaliste et eurosceptique. Il demande un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l'Union Européenne. Il promeut aussi une élection directe pour des postes tels que bourgmestre ou Premier ministre.

Le parti souhaite aussi le recours fréquent à des référendums contraignants. Le parti obtient 2 sièges lors des élections législatives de 2017. Au sénat, en 2019, il obtient 13 sièges. Partant de rien, le Forum pour la Démocratie devient le premier parti du pays, dépassant le VVD, celui du premier ministre, Mark Rutte. 

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