Pays-Bas: le premier ministre a présenté la démission du gouvernement

Mark Rutte chez la Reine
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Mark Rutte chez la Reine - © ANP

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte est arrivé lundi vers 14h00 au palais de la reine Beatrix à La Haye pour remettre à la souveraine, chef de l'Etat, la démission de son gouvernement, a annoncé l'agence de presse néerlandaise ANP.

Mark Rutte avait présidé lundi matin un conseil des ministres extraordinaire, après l'échec samedi des négociations entamées le 5 mars entre son gouvernement de centre-droit et son allié au parlement, le parti d'extrême-droite de Geert Wilders. 
 
Le service de presse du gouvernement avait annoncé en fin de matinée que Mark Rutte se rendrait à 14H00 (12H00 GMT) chez la reine pour l'informer de "la situation politique actuelle", sans donner de détails.
 
Le gouvernement de Mark Rutte a perdu sa majorité, l'allié PVV a claqué la porte ce week-end. Un conseil des ministres exceptionnel était prévu ce lundi matin. Une situation qui fragilise la politique des Pays-Bas... mais aussi son économie.

La crise des dettes souveraines et le nécessaire retour à l'orthodoxie budgétaire provoque des chutes de gouvernements en cascade.

Cette fois, c'est le gouvernement minoritaire de Mark Rutte qui s'effondre. Il doit trouver 16 milliards d'économie pour revenir à un déficit de 3% du PIB en 2013 afin de rentrer dans les normes du pacte de stabilité européen.

Le gouvernement a concocté un paquet de mesures, allant d'une hausse de la TVA à une réduction du budget de santé en passant par un gel du salaire des fonctionnaires.

Il négociait depuis début mars sur la question mais, ce week-end, le parti de droite PVV a claqué la porte. Il refuse de donner son blanc-seing à de telles  mesures qui appauvriront la population.

Le plan d'économie fera effectivement baisser de 2,5% le pouvoir d'achat des ménages. C'est donc la crise politique, mais elle aura des conséquences économiques.

Les Pays-Bas pourraient bien perdre leur triple A. Les agences de notation ne tergiversent pas quand les objectifs d'assainissement budgétaire ne sont pas respectés. On l'a vu avec l'Espagne qui a maintenant toutes les peines du monde à se refinancer, une situation qui sera suivie de très près sur les marchés!

Avec Françoise Gilain

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