Pfizer n'est pas impliquée dans l'étude ratée sur le viagra aux Pays-Bas

19 bébés confrontés in utero au viagra sont morts, onze d'entre eux probablement en raison d'une hypertension pulmonaire qui pourrait être liée au médicament.
19 bébés confrontés in utero au viagra sont morts, onze d'entre eux probablement en raison d'une hypertension pulmonaire qui pourrait être liée au médicament. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La société pharmaceutique Pfizer a insisté jeudi sur le fait que le viagra, son médicament pour lutter contre les troubles érectiles, n'a pas été utilisé dans une étude néerlandaise stoppée après la mort de 11 bébés. Cet essai clinique visait à aider les femmes enceintes dont les foetus présentaient une croissance déficiente en leur donnant du sildénafil. Ce médicament générique est commercialisé par Pfizer sous le nom de viagra.

"Pfizer n'est aucunement impliquée dans cette étude et n'a fourni ni médicaments ni soutien financier pour cette dernière", a indiqué la société américaine dans un communiqué envoyé à l'AFP.

Le Centre hospitalier universitaire d'Amsterdam, qui conduisait l'étude avec 10 hôpitaux du pays, a annoncé lundi la fin des essais après la mort des bébés, et après que d'autres nourrissons nés prématurés eurent également développé des problèmes pulmonaires.

Selon le centre, 183 femmes ont été impliquées dans ces essais cliniques lancés en 2015. Au moment de leur arrêt, 93 femmes s'étaient vu prescrire du sildénafil pendant leur grossesse, 90 autres un placebo.

Aucune des femmes recrutées pour cette étude n'a eu de complication. En revanche, 19 bébés confrontés in utero au médicament sont morts, 11 d'entre eux probablement en raison d'une hypertension pulmonaire qui pourrait être liée au médicament.

Par souci de transparence, la rédaction précise que l'article original publié le 24 juillet mettait en cause le viagra de l'entreprise Pfizer. Il a été modifié pour respecter la rectification d'une dépêche Belga demandée par Pfizer.  

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