Patrimoine mondial : 17 sites préhistoriques japonais de la période Jômon ont été inscrits à l’Unesco

Dix-sept sites archéologiques situés dans le nord du Japon et datant de la période Jômon – une culture pré-agricole mais sédentaire qui s’est développée à partir de 13.000 ans avant notre ère – ont été inscrits mardi au patrimoine mondial de l’Unesco.

Répartis entre le nord de la grande île de Honshu et le sud de celle de Hokkaido, ces sites "constituent un témoignage unique du développement, sur une période de 10.000 ans, de la culture pré-agricole toutefois sédentaire Jômon, de son système complexe de croyances spirituelles et de ses rituels", a expliqué l’Unesco.

Les Jômon étaient une société de chasseurs-cueilleurs sédentaires, qui s’est développée à partir de 13.000 ans avant notre ère environ, peu après la fin de l’ère glaciaire.

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Siège de l’Unesco, à Paris, en 2017 © AFP

L’apparition de la poterie marque l’entrée dans cette époque, qui tire son nom de motifs obtenus sur l’argile par impression de cordes.

De nombreux objets datant de cette période témoignent d’un savoir-faire particulièrement raffiné, même pour des ustensiles du quotidien (poteries pour la cuisson et le stockage des aliments, haches, paniers en bois tressés, hameçons…).

La dimension spirituelle des Jômon s’est matérialisée par des pots laqués, des tablettes d’argile avec l’empreinte de pieds et des statuettes en terre cuite (dogu) essentiellement féminines.

Les Jomôn avaient aussi élaboré des sites rituels, "tels que des ouvrages en terre et de grands cercles de pierres atteignant des diamètres de plus de 50 mètres", a aussi rappelé l’Unesco.

Lundi, environ 42.700 hectares de forêts humides répartis sur quatre îles du sud-ouest du Japon (Amami-Oshima, Tokunoshima, Iriomote et partie nord de l’île d’Okinawa) avaient déjà rejoint la liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour la richesse de leur biodiversité.

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