"Paradise Papers": Apple, Nike, Lewis Hamilton, clients des paradis fiscaux

"Paradise Papers": Apple et Nike clients des paradis fiscaux
"Paradise Papers": Apple et Nike clients des paradis fiscaux - © Daniel LEAL-OLIVAS

Apple, Nike et le coureur automobile de Formule Un Lewis Hamilton, se sont ajoutés lundi à la liste des entreprises et personnalités mises en cause par les révélations des "Paradise Papers" sur des pratiques d'optimisation fiscale à l'échelle mondiale.

Apple aurait ainsi utilisé le paradis fiscal britannique de Jersey pour continuer à ne pas payer ou payer très peu d'impôts après avoir dû mettre fin à des pratiques similaires en Irlande.

Le fabricant d'articles de sports Nike, de son côté, a créé des sociétés offshore aux Bermudes et c'est à ces sociétés que les filiales de Nike devaient verser des centaines de millions d'euros pour utiliser les droits sur la marque.

Avec les sommes importantes payées pour les licences, les bénéfices dans le monde du groupe ont été diminués et donc le montant des impôts payés par Nike.

Quant à Lewis Hamilton, le quadruple champion du monde de F1, il a utilisé une société-écran sur l'île de Man pour économiser la TVA lors de l'achat d'un nouveau jet privé de plus de 4 millions d'euros.

Dix-huit mois après les "Panama Papers" portant sur la fraude fiscale, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), regroupant 96 médias de 67 pays, avait commencé dimanche à dévoiler sa nouvelle enquête après un an de travail basé sur la fuite de 13,5 millions de documents financiers, provenant notamment du cabinet international d'avocats Appleby, basé aux Bermudes.

L'Union européenne a jugé ces révélations choquantes, et a réclamé des "sanctions dissuasives".

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