Paradis fiscaux: indiens! dit l'Allemand; nazi! répond le Suisse

RTBF
RTBF - © RTBF

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne consacré à la crise a commencé à Bruxelles. Les Européens doivent se mettre d'accord sur une position commune avant la réunion du G20, le 2 avril à Londres. Mais avant ce sommet, beaucoup de tête-à-tête ont eu lieu, concernant le secret bancaire.

L'Autriche, la Belgique, le Luxembourg mais aussi la Suisse et d'autres ont déjà, sous la pression, accepté de lever une partie de leur secret bancaire.

Mais ceux qui croyaient que ça suffirait à calmer les Allemands en sont pour leurs frais. Le ministre allemand des finances Peter Steinbruck a comparé les Suisses à des indiens qui fuient la cavalerie, de peur de se retrouver sur la liste noire du G20, ce qui lui a valu en échange d'être traité de nazi par un député suisse.

On n'en est pas à de tels noms d'oiseau entre le Luxembourg et l'Allemagne mais le Luxembourg trouve un peu facile d'en demander toujours plus à certains et de prendre comme responsable de la crise les pays qui appliquent le secret bancaire.

Tension également entre le Luxembourg et la Grande-Bretagne. Londres veut aussi mettre la pression sur des pays comme le Luxembourg. Et celui-ci de sénerver : et les îles anglo normandes, paradis fiscal par excellence, alors ? Gordon Brown botte en touche : c'est la couronne britannique qui a la main sur ces îles, le gouvernement n'a rien à dire.

Quant à la Belgique qui elle aussi a refusé comme le permet la directive européenne, l'échange d'informations, elle ne se sent absolument pas concernée par les attaques sur les paradis fiscaux. Herman Van Rompuy l'a dit en arrivant à ce sommet : comparer notre pays à un paradis fiscal est totalement erroné.

(A.Blanpain)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK