Ouzbékistan : élection présidentielle en plein tarissement des réformes

L'Ouzbékistan votait dimanche lors d'une élection présidentielle qui devait offrir une victoire facile au dirigeant sortant Chavkat Mirzioïev dont les réformes libérales durant son premier quinquennat semblent menacées par un retour des pratiques autoritaires.

Agé de 64 ans, Chavkat Mirzioïev, qui dirige le pays le plus peuplé d'Asie centrale depuis 2016, est salué pour avoir aboli le travail forcé, ouvert l'économie et libéré des opposants torturés par son impitoyable prédécesseur, Islam Karimov.

Mais il a renoué plus récemment avec des habitudes du passé, réprimant plusieurs voix critiques avant le scrutin. Ses détracteurs l'accusent par ailleurs d'avoir écarté toute opposition réelle du scrutin.

Peu d'enthousiasme chez les électeurs

Les électeurs ouzbeks ont commencé à voter à 03H00 GMT et pouvaient se rendre aux urnes jusqu'à 15H00 GMT. Mais à Tachkent, la capitale, nombre d'électeurs abordaient ce scrutin sans grand enthousiasme.


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Cinq ans après la mort de Karimov, l'Ouzbékistan a sans aucun doute l'air plus libre. Chavkat Mirzioïev a notamment mis fin au travail forcé dans les champs de coton, y compris de milliers d'enfants, une mesure mondialement saluée.

Répression

Mais les deux dernières années de son premier mandat ont été marquées par la répression de blogueurs critiques. Un universitaire perçu comme l'un de ses rares véritables opposants, Khidirnazar Allakoulov, a lui été interdit de se présenter à la présidentielle.

La pandémie a aussi enrayé la forte croissance économique, plongeant le tourisme dans l'abîme et alimentant le mécontentement populaire. 

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