Ouverture de la PMA en France: la fin des "bébés Thalys"?

Ouverture de la PMA en France: la fin des "bébés Thalys"?
Ouverture de la PMA en France: la fin des "bébés Thalys"? - © PHILIPPE LOPEZ - AFP

En France, les députés ont entamé un marathon parlementaire sur un projet de loi bioéthique. La mesure phare de cette loi, ce sera d’autoriser la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes, et aux femmes célibataires ; Jusqu’ici, ces femmes en désir d’enfant étaient obligées de se rendre à l’étranger. Des centaines de bébés ont ainsi été conçus en Belgique. On a fini par les surnommer les "bébés Thalys".

Agnès et sa compagne sont les heureuses mamans d’un petit Hugo, conçu en Belgique, grâce à un donneur belge, resté anonyme. Elles redoutent à l’avance les inévitables débats de société provoqués par ce projet de loi controversé. "Ça va encore être des paroles violentes, regrette Agnès. On sait que ça va ouvrir des espaces où il n'y a plus de modération. On ferme les réseaux sociaux pour protéger notre enfant et pour se protéger nous : c'est violent, ça fait mal mais ça va passer. Notre bonheur est vraiment supérieur à tout ça."

Pas d'autorisation de la GPA

Si la loi est votée, les couples de lesbiennes auront droit à la fécondation in vitro. Les deux femmes seront parents au même titre l’une que l’autre. Et quand l’enfant sera majeur, il pourra peut-être retrouver son géniteur. Pour le moment, les donneurs sont anonymes en France. Mais avec la nouvelle loi, ils auront le choix de donner leur identité ou non au moment du don dans un centre de procréation. Cela permettra à l’enfant d’avoir, le cas échéant, accès a ses origines à sa majorité.

Les femmes seules pourront aussi bénéficier de la procréation médicalement assistée, même si elles sont fertiles, et la PMA sera remboursée. Par contre, la loi française ne permettra pas la GPA, la gestation pour autrui, c'est-à-dire les mères porteuses.

Déclaration d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, devant le parlement francais, parle de la PMA

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