Ouragan Sandy: une calamité sociale en plus des dégâts matériels

Des New Yorkais font la file pour obtenir des biens de première nécessité après le passage de l'ouragan Sandy
Des New Yorkais font la file pour obtenir des biens de première nécessité après le passage de l'ouragan Sandy - © MARIO TAMA (AFP)

Nous avons beaucoup évoqué les morts, les blessés et les dégâts matériels dus à l'ouragan Sandy mais il y a une autre conséquence: juste après le passage de la tempête, près de 450 000 Américains se sont inscrits au chômage.

Les vents soufflaient encore, les violentes averses provoquaient encore inondations et destructions que les assureurs et les économistes  évaluaient déjà la facture, parlant de 10, puis 20 et jusqu'à 50 milliards de dollars, ce qui ferait de Sandy l'ouragan le plus cher derrière Katrina. De la Virginie au Massachusetts, Sandy a frappé toute la côte Est. Barack Obama a décrété l'état de catastrophe majeure. Un million de personnes ont dû évacuer, plus de 8 millions d'habitants se sont retrouvés sans électricité, sans téléphone. La Bourse a fermé deux jours, les écoles, trois. Les avions ont été cloués au sol et le métro, sérieusement endommagé, n'a repris que progressivement  son service.

Les assureurs sont encore occupés à faire l'inventaire des dégâts et rattraperont peut -être de lourdes pertes en augmentant leurs primes. Le gouverneur de New York, lui, a demandé une aide fédérale de 30 milliards de dollars.

Et voilà qu'on découvre  le coût économique et social : 440 000 personnes se sont retrouvées sans emploi  à cause de Sandy, un chiffre élevé notamment parce qu'à lui seul l'Etat de New York concentre 10 % du Produit Intérieur Brut. Bien sûr, c'est un pic de chômage transitoire, mais Sandy est aussi une calamité sociale qui s'est ajoutée à une économie déprimée.

Françoise Nice

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