Ouïghours : la Chine et le Canada s’affrontent au conseil des droits de l’homme de l’Onu

Le Canada a dénoncé mardi à l’Onu, au nom d’une quarantaine de pays, la situation des droits humains dans la région chinoise du Xinjiang et à Hong Kong, tandis que Pékin a répliqué en demandant une enquête sur les violations des droits des autochtones canadiens.

Un million de Ouighours arbitrairement détenus

La déclaration conjointe sur la Chine a été lue par le Canada devant le Conseil des droits de l’homme : "Nous sommes gravement préoccupés par la situation des droits humains dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Des rapports crédibles indiquent que plus d’un million de personnes ont été arbitrairement détenues au Xinjiang et qu’il existe une surveillance généralisée visant de manière disproportionnée les Ouïghours et les membres d’autres minorités", a déclaré l’ambassadrice du Canada auprès de l’Onu, Leslie Norton.


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La déclaration, signée par une quarantaine de pays, dont les Etats-Unis et la France, demande à la Chine de donner "un accès immédiat, significatif et sans entrave au Xinjiang aux observateurs indépendants, y compris la Haute-Commissaire".

Pékin pointe les populations autochtones au Canada

Répliquant d’avance au Canada, un représentant chinois a lu, juste avant l’ambassadrice canadienne, une déclaration conjointe – au nom de la Russie, du Bélarus, de la Corée du Nord, du Venezuela, de l’Iran, de la Syrie et du Sri Lanka selon l’ONU – portant sur les "graves violations des droits humains dont sont victimes les populations autochtones au Canada".

La déclaration évoque la récente découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone géré par l’Eglise catholique l’Ouest canadien. Et demande une enquête sur tous les cas "où des crimes ont été commis contre les populations autochtones".

Vote à la Chambre sur les Ouïghours (JT du 15 juin)

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