Où puis-je partir en vacances ? Que faire si je suis positif à l’étranger ? Quid si je ne veux plus partir ? Toutes les réponses à vos questions

Vous rêvez de vacances depuis des mois mais le coronavirus est passé par là. Aujourd’hui, le déconfinement ouvre la porte à l’espoir de s’évader au soleil. Mais alors que certaines zones se réconfinent et que le spectre de la quarantaine repointe son nez, les questions sont encore nombreuses. Impossible de se projeter ? On va tenter de vous aider.

Où puis-je partir en vacances ?

Les Affaires étrangères ont mis à jour mardi la liste des pays où les citoyens belges sont autorisés à se rendre pour des voyages non-essentiels, et dans quelles conditions. Parmi la liste des 31 pays "UE+" (Schengen, Royaume-Uni, Union européenne), 20 sont en code "vert", sept en "orange" et quatre sont toujours inaccessibles.

L'Allemagne, l'Autriche, la France, la Hongrie, l'Italie, le Luxembourg, la Lettonie, la Croatie, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, le Liechtenstein, la Lituanie, l'Estonie, la Bulgarie, la République tchèque et la Slovénie sont les pays qui accueillent les Belges sans conditions particulières.

Sept pays "orange" imposent encore des restrictions aux Belges, qui sont invités à prendre connaissance des avis de voyage publiés sur le site internet des Affaires étrangères. Il s'agit de Chypre, du Danemark, de la Grèce, du Royaume-Uni, de l'Islande, du Portugal et de l'Espagne.

La Finlande, l'Irlande, Malte et la Norvège n'acceptent pas encore les Belges sur leur territoire.

En outre, le kern a décidé lundi de ne pas encore élargir cette liste de 31 pays aux 14 pays (15 avec la Chine) autorisés par l'Union européenne. Ces pays sont: l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l'Uruguay. "La cellule d’évaluation du centre de crise a estimé que huit (Serbie, Thaïlande, Algérie, Maroc, Tunisie, Géorgie, Monténégro et Rwanda) présentaient des risques sanitaires. Il y avait un feu rouge. Il a donc été décidé de les écarter. Quant aux six pays (Australie, Canada, Nouvelle Zélande, Japon, Corée du Sud, Uruguay) considérés comme sûrs, ils n'ont pas été retenus faute de réciprocité", détaillent les Affaires étrangères.

Un conseil : surveiller la situation sur place. Les avis de voyage pour chaque destination sont à consulter sur le site des Affaires étrangères : www.diplomatie.belgium.be. Les voyageurs sont également invités à s'y inscrire, la situation pouvant évoluer rapidement au fil du déconfinement.

Que faire si l’épidémie se déclare dans la région dans laquelle je suis en vacances ?

La situation évolue de jour en jour. Il est donc tout à fait envisageable qu’un " cluster " - comprenez un " foyer d’infection " - soit découvert sur votre lieu de vacances ? Pas de panique. Restez à l'intérieur autant que possible. Lavez-vous les mains, gardez vos distances avec les autres voyageurs et portez un masque buccal autant que possible.

Que faire si je suis testé positif en vacances ?

Plus inquiétant : je pense que je suis positif sur mon lieu de vacances. Première chose : aller consulter un médecin ou rendez-vous dans l’hôpital le plus proche. Vous pourrez vous y faire tester là-bas. Si le test est positif, des mesures de sécurité vous seront imposées, compte tenu de la législation locale. Il y a fort à parier que vous deviez rester en quarantaine avant de pouvoir sortir et rentrer chez vous.

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Cette année, choisir ses vacances est encore plus compliqué que les années précédentes. © Belga

Qui paiera les coûts liés aux frais engendrés ?

Encore une fois : pas de panique ! Ne vous inquiétez pas trop des coûts que vous réalisez en Europe. Ceux-ci sont - au moins - partiellement remboursés par l'assurance maladie ou l'assurance voyage. Un conseil : renseignez-vous tout de même pour savoir ce qu’il en est pour votre assurance avant de partir.

Et si je ne veux plus partir ?

S'il y a un conseil de voyage négatif pour le pays de destination, vous pourrez annuler gratuitement votre réservation et récupérer votre argent.
L'organisation de consommateurs Test-Achats recommande d’ailleurs l'annulation de la compagnie aérienne ou du voyagiste lui-même. 


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Ensuite, vous obtenez au moins un bon pour réserver un vol plus tard ou vous récupérerez votre argent. Si vous annulez un voyage dans un pays sûr ou dans une région ou une ville d'un pays pour lequel aucun avis de voyage négatif ne s'applique, vous devrez supporter les frais vous-même. En clair, si aujourd’hui vous décidez d’annuler vos vacances dans le sud de l’Espagne, vous supporterez vous-même les frais d’annulation car le sud de l’Espagne n’est pas déconseillé. A contrario, si vous annulez votre séjour en Finlande, en Irlande, à Malte et en Norvège, vous pouvez demander une annulation gratuite de votre réservation.

Et par rapport à mon employeur ?

Si suite à votre voyage à l’étranger, vous souhaitez, par sécurité, vous mettre en quarantaine même sans avoir subi de test "corona", vous risquez d’être privé de salaire car vous n’êtes ni malade, ni à la disposition de votre employeur. Mais pratiquement, en contactant votre employeur, vous pourrez le plus souvent trouver un arrangement, soit en travaillant à domicile, soit en sollicitant un congé légal ou un congé sans solde. L’employeur peut également opter pour un système de chômage temporaire. Pour éviter les discussions, les employeurs demandent un test "corona" obligatoire pour les personnes revenant des zones à risque. Dans le cas d'un test positif, vous recevrez un certificat de votre médecin généraliste, ce qui signifie que vous pouvez être parfaitement absent légalement. Après une quarantaine et un test négatif, vous pourrez ensuite reprendre le travail.

Extrait de notre journal télévisé de ce mercredi 8 juillet, avec notamment l'intervention d'Yves Van Laethem :

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