Otage français: "Nous ne céderons à aucun chantage, aucun ultimatum"

Le président Hollande à Paris, le 19 septembre
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Le président Hollande à Paris, le 19 septembre - © FRED DUFOUR - BELGAIMAGE

Le président français François Hollande a prévenu mardi à New York que la France ne céderait à "aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum", alors qu'un Français enlevé dimanche par un groupe islamiste en Algérie est menacé de mort.

"Aussi grave soit cette situation, nous ne céderons à aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum, fût-il le plus odieux, le plus abject", a déclaré François Hollande devant la presse, enchaînant: "Nous continuerons à apporter notre soutien aux autorités irakiennes". S'adressant directement aux Français en marge du sommet de l'ONU sur le climat, M. Hollande a indiqué s'être entretenu lundi soir avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, "pour que nous puissions coopérer au mieux et que les services puissent échanger toutes les informations utiles". "J'ai pleine confiance dans les forces de sécurité algériennes pour que tout soit fait pour que nous retrouvions notre compatriote", a ajouté le président français. Il a également salué "la dignité et le courage de sa famille" et dit avoir parlé ce matin avec les parents. Le président a enfin assuré que la France avait pris "toutes les précautions nécessaires (...) pour écarter d'éventuelles menaces d'attentats". Hervé Gourdel, 55 ans, guide de haute montagne, a été enlevé dimanche par des membres du groupe jihadiste algérien Jund al-Khilafa, qui a fait allégeance à l'organisation Etat islamique (EI). Les ravisseurs ont donné lundi 24 heures aux autorités françaises pour annoncer l'arrêt des frappes aériennes contre l'EI en Irak, un ultimatum rejeté par le gouvernement français. Sinon, ils menacent de décapiter leur otage.

Paris juge la situation extrêmement critique, promet de tout faire pour le sauver, mais refuse de modifier son engagement en Irak contre le groupe terroriste Etat Islamique. Ce groupe qui, quelques heures avant la diffusion de la vidéo de l'otage français, a appelé ses fidèles à tuer, de n'importe quelle manière, n'importe quel civil américain, européen, ou ressortissant d'un des pays qui participent à la coalition mise sur pied par les Etats-Unis.

Dès lundi, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait martelé lundi que la France "ne cédait pas aux menaces d'un groupe terroriste".

Des troupes d'élite du service de lutte anti-terroriste algérien ont passé mardi au peigne fin une zone de montagnes boisées et escarpées où le randonneur de 55 ans a été enlevé.

De nombreux barrages de gendarmes ont été mis en place sur la route qui traverse en lacets ces hautes montagnes.

Le Français a été enlevé, selon les autorités françaises et algériennes, dimanche soir dans la région de Tizi Ouzou, à 110 km à l'est d'Alger. La vidéo montre l'otage demandant au président français de le sortir de cette situation. Il est assis par terre entouré de deux hommes masqués et armés de kalachnikovs. "Je laisse à Hollande, le président de l'Etat français criminel, le soin d'arrêter les attaques contre l'Etat islamique dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé", affirme un des deux hommes armés.

RTBF avec Belga

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