Opération à haut risque et sous haute surveillance à Fukushima

Il s'agit de la piscine de refroidissement provisoire des combustibles enlevés du réacteur numéro 4 de Fukushima, après leur combustion dans ce réacteur. Elle est construite en hauteur. Elle contient 1535 assemblages de combustibles, dont 1300 sont encore très radioactifs.

Cette piscine a été fragilisée par le tremblement de terre et, bien qu'elle ait été renforcée depuis, tout le monde est d'accord, il faut la vider. Car son effondrement, avec les combustibles encore dedans, provoquerait très probablement une mini-nouvelle catastrophe.

La radioactivité émise par cet amas de combustibles effondrés et empilés les uns sur les autres, qui ne seraient plus refroidis par l'eau, pourrait être énorme. Elle compromettrait en tout cas la possibilité de continuer à travailler sur le site de la centrale dans des conditions de sécurité minimum.

Mais enlever les combustibles s'avère aussi une épuration périlleuse. Les équipements d'extraction ont été installés dans des bâtiments endommagés et fragiles, certains barreaux combustibles sont endommagés, des débris d'explosion des bâtiments sont tombés dans la piscine. Et les travailleurs sont dans des conditions d'irradiation dangereuses.

Bref il vaut mieux que des accidents ne se produisent pas lors de ces opérations, sinon ils pourraient avoir aussi des effets très graves. Les opérations d'extraction pourraient durer plus d'un an.

M. Molitor

 

 

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