"On court à notre perte"… Cette Amérindienne s'oppose fermement au projet minier de la Montagne d'Or en Guyane

En Guyane, le projet minier de la Montagne d’or est loin de faire l’unanimité. Au sein de la communauté amérindienne locale, la gigantesque mine à ciel ouvert est encore moins bienvenue. Amandine Mawalum Galima, porte-parole de la Jeunesse Autochtone de Guyane explique pourquoi.

Déterminés. Les Amérindiens de Guyane le sont afin d’empêcher la réalisation du projet de la Montagne d’or. Située à l’ouest du territoire, cette mine à ciel ouvert devrait être tellement grande qu’on pourrait y entasser le Stade de France pas moins de…32 fois. Impensable pour les peuples amérindiens locaux, comme l’explique Amandine Mawalum Galima, porte-parole des Jeunes Autochtones de Guyane. "Depuis nos ancêtres jusqu’à maintenant, on a toujours su protéger cette richesse mais là, les industriels viennent la menacer."

De vives inquiétudes

À l’instar des Amérindiens, différentes communautés de Guyane se sont manifestées contre ce projet d’envergure depuis le début des débats publics. Et pour Amandine Mawalum Galima, l’explication est simple. "Ils ont pris conscience du danger que ça représentait, justement, pour la Guyane."

Pour la jeune femme, la Montagne d’or serait incapable d’apporter un changement significatif en termes d’emplois. De plus, elle estime que ce serait un véritable "désastre" pour l’environnement. "Dans l’histoire de l’humanité, on n’a jamais entendu parler d’une mine propre. Elles ont toujours causé de la pollution tout autour, que ce soit pour l'environnement et pour les habitants", déplore-t-elle.

La pollution, les Amérindiens la connaissent déjà à cause des mines d’or illégales qui fleurissent partout sous la canopée guyanaise. Si les populations autochtones sont aussi inquiètes quant à l’utilisation de produits chimiques c’est aussi en raison des répercussions sur leur vie quotidienne. En effet, certaines d’entre elles vivent toujours grâce à la chasse, la pêche et l’agriculture. "Ils ne peuvent plus planter, cultiver la terre. Elle est complètement souillée par les produits chimiques rejetés", explique Amandine. De plus, le poisson pêché contient généralement du mercure, qui lui est rejeté dans les rivières.

Alors, pour Amandine Mawalum Galima, il est important de veiller sur cette forêt. "L’Amazonie reste le dernier poumon de la Terre, si on le détruit, on court à notre perte."

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