Ocean Viking : accord européen pour répartir les 356 migrants à bord

Il reste 356 migrants à bord.
Il reste 356 migrants à bord. - © ANNE CHAON - AFP

Plusieurs pays de l’Union européenne sont parvenus à un accord de répartition des migrants secourus par l’Ocean Viking, le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière. Les 356 migrants encore à bord seront transférés via Malte. C’est ce qu’a annoncé sur Twitter le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner.

La France prendra en charge 150 d’entre eux, ajoute-t-il. L’Allemagne, le Portugal, la Roumanie, le Luxembourg et l’Irlande sont également impliqués dans cette solution. Le Portugal s’était, hier, dit disposé à accueillir 35 des migrants présents à bord du navire humanitaire.

19 jours en mer

Sur le bateau, la situation est chaque jour plus compliquée. Les stocks de nourriture disponibles pour les 356 personnes secourues, en mer depuis 19 jours, commencent à s’épuiser, a indiqué Médecins Sans Frontières qui estime qu’il lui reste "quatre jours" de réserves, ce vendredi compris. "Après ça il faudra bricoler avec ce qu’il nous reste des précédentes missions".

Le bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontière patiente vendredi pour le 12e jour dans les eaux internationales entre Malte et la Sicile depuis sa dernière opération de secours, en attendant d’être autorisé à débarquer ses passagers. Les personnes secourues au large des eaux libyennes sont arrivées à bord fortement déshydratées après avoir passé parfois quatre jours en mer à bord de canots en caoutchouc, sans eau ni vivres ni ombre. La plupart de ces personnes, dont les deux tiers viennent du Soudan, ont fui la Libye pour échapper à un large éventail de mauvais traitements, de détentions arbitraires et parfois de tortures et sont arrivées en mauvaise santé et parfois à la limite de la malnutrition, selon l’équipe médicale.

Après l’Open Arms

Cet accord survient moins de trois jours après le dénouement d’une crise similaire qui s’est jouée au large de l’île italienne de Lampedusa. Le navire espagnol Open Arms a finalement été autorisé à accoster mardi soir. Il a fallu l’intervention du procureur d’Agrigente, en Sicile, pour forcer un débarquement auquel s’opposait le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, en dépit d’un accord européen du même type.

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