Occident- Russie: le spectre de la guerre froide

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L'indignation est générale dans le monde occidental, vis à vis de Moscou après la reconnaissance russe de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Certains craignent une nouvelle guerre froide.

Pour George W. Bush, cette décision  de reconnaître l'indépendance des républiques séparatistes de Géorgie est "irresponsable", le président américain a demandé à Moscou de la "reconsidérer".

L'Union Européenne dit que c'est "contraire aux principes d'indépendance, de souveraineté et d'intégrité territorriale de la Géorgie". Un sommet extraordinaire lundi prochain devrait permettre à l'Europe d'avoir une position commune à ce sujet. La France, l'Allemagne, la Grande Bretagne, ont déjà tous condamné l'attitude russe.  

S'y ajoutent les inquiétudes de nombreux pays européens de l'ex-bloc soviétique, celles du Japon, du Canada, et des organisations internationales.

A l'ONU, les négociations sur la Géorgie sont au point mort. Le secrétaire général Ban Ki Moon a affirmé que les évènements pourraient avoir des implications plus larges pour la sécurité et la stabilité dans le Caucase.

L'Otan a rejeté la décision russe et l'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe considère qu'il s'agit d'une violation des principes mêmes de l'OSCE.

Voilà qui fait de plus en plus craindre une reprise de la "guerre froide", dautant que Dmitri Medvedev, le président russe, a affirmé quil ne craignait rien, même pas une nouvelle guerre froide, même sil ne la souhaitait pas.

Il estime qu'il n'a pas eu d'autre choix que de reconnaître l'indépendance des régions sécessionnistes et qu'il ne l'a pas fait "sans en avoir pleinement pesé les conséquences". La Russie n'a pas eu d'autre choix que d'écraser l'attaque de la Géorgie sur le territoire de laquelle il continue d'affirmer qu'il n'a pas de visées, a-t-il ajouté.

Mais il ne fait pas l'unanimité non plus dans son propre pays: l'ex- numero 1 soviétique, Michaël Gorbatchov  a déjà mis en garde contre "une nouvelle division du monde".

De son coté, le président georgien, Mikhail Saakhachvili est intervenu solennellement a la télévision pour déclarer que la Russie voulait modifier par la force les frontières de l'Europe. Il a réclamé une accélération de l'intégration de son pays à l'Union européenne et à l'OTAN.

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