Nucléaire iranien: une équipe de l'AIEA à Téhéran pour des discussions

Le chef de la délégation de l'AIEA, Herman Nackaerts, et ses collaborateurs lors de leur arrivée à l'aéroport de Téhéran, le 12 décembre 2012
Le chef de la délégation de l'AIEA, Herman Nackaerts, et ses collaborateurs lors de leur arrivée à l'aéroport de Téhéran, le 12 décembre 2012 - © Dieter Nagl

Une équipe d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est arrivée jeudi dans la nuit à Téhéran pour une journée de discussions avec les autorités iraniennes sur le programme nucléaire controversé de l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique, a annoncé l'agence Isna.

La délégation de sept membres, menée par le Belge Herman Nackaerts, doit rencontrer le representant iranien à l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, au siège de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a précisé Isna.

L'AIEA souhaite signer avec Téhéran un accord sur une "approche structurée" donnant à ses inspecteurs un accès plus large à des sites, individus ou documents, susceptibles de lever les doutes sur l'existence d'un objectif militaire caché derrière le programme nucléaire iranien.

L'agence soupçonne notamment l'Iran d'avoir procédé à des tests d'explosions applicables au nucléaire sur la base militaire de Parchin. Elle tente sans succès depuis le début de l'année de se rendre sur place pour inspecter un conteneur dans lequel ces essais auraient eu lieu.

"Jusqu'ici aucune visite de site nucléaire n'a été annoncée"

"Nous espérons aussi que l'Iran va nous autoriser à aller sur le site de Parchin, et si l'Iran nous garantissait l'accès, nous saluerions cette chance et serions prêts à y aller", a déclaré mercredi M. Nackaerts, peu avant son départ de Vienne.

Mais, selon Isna, "jusqu'ici aucune visite de site nucléaire n'a été annoncée".

Pour le régime iranien, ces discussions seront "centrées sur les droits nucléaires de l'Iran et ses activités pacifiques". Mais Téhéran est aussi prêt à "discuter de certains sujets qui pourraient être source d'inquiétude pour les responsables de l'agence", a affirmé le porte-parole de la diplomatie Ramin Mehmanparast, sans préciser à quels sujets il faisait référence.

Ces discussions interviennent après plusieurs rencontres depuis le début de l'année qui se sont toutes soldées par un échec.

Soumis à des sanctions internationales, l'Iran a toujours rejeté en bloc les soupçons de l'AIEA, et affirme ne pas avoir l'intention de développer des usages militaires du nucléaire.

AFP

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