Nucléaire iranien: toujours des divergences "importantes" (Kerry)

Le but "n'est pas d'arriver à n'importe quel accord mais au bon accord; nous avons fait des progrès mais des divergences, des divergences importantes subsistent", a-t-il déclaré à la presse à Charm el-Cheikh en Egypte, en marge d'une conférence économique internationale sur l'avenir de ce pays.

Iraniens et Américains doivent reprendre lundi leurs discussions à Lausanne sous la double pression de la date butoir du 31 mars pour un accord politique et des opposants à cet accord dans les deux pays.

"La date limite approche, le temps est compté", a ajouté John Kerry.

John Kerry et Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranienne, vont s'engager dans un nouveau tour de négociations qui pourrait durer jusqu'à vendredi, à la veille du Nouvel An iranien, le 21 mars.

Après une décennie de crise, 18 mois de discussions soutenues et deux dates butoir non respectées, l'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Royaume Uni, Russie, France, Chine plus Allemagne) qui négocient sous l'égide de la diplomatie de l'Union Européenne, se sont fixés comme échéance le 31 mars pour un accord politique.

Ce texte de quelques feuillets fixerait les grands chapitres pour garantir le caractère pacifique des activités nucléaires iraniennes et l'impossibilité pour Téhéran d'accéder à l'arme nucléaire dans un délai trop court pour une réaction internationale. Il établirait aussi le principe du contrôle des installations iraniennes, la durée de l'accord et le calendrier d'une levée progressive des sanctions qui étouffent l'économie iranienne.

Belga

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