Nucléaire iranien : les négociateurs se mettent l'échéance à fin mai, avant l'élection iranienne

Les diplomates ont repris leurs travaux sur le nucléaire iranien avec l’objectif de boucler d’ici fin mai les négociations pour sauver l’accord, avant que la campagne pour la présidentielle du 18 juin en Iran ne perturbe le processus.

Les Etats parties à l’accord (Iran, Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine et Russie) ont entamé leur quatrième session en fin de matinée dans un hôtel de luxe de Vienne.

Cette réunion a duré une petite heure puis les experts, divisés en trois groupes, se sont remis au travail, a indiqué un porte-parole de la délégation de l’UE.

Empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique

Objectif : "restaurer pleinement" le "plan d’action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais), conclu en 2015 pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique mais moribond, depuis que l’ex-président américain Donald Trump a claqué la porte en 2018.

Son successeur Joe Biden veut le rejoindre à nouveau et un haut responsable américain a jugé jeudi "possible" de parvenir à une solution dans les prochaines semaines, avant les élections de juin en Iran, tout en soulignant que la grande inconnue restait la volonté des dirigeants iraniens.

Des diplomates ont évoqué le même horizon.

"Rien n’est garanti, mais nous sommes sur la bonne voie. Peut-être qu’il s’agira cette fois d’un grand round final de négociations", a déclaré l’un d’eux.

L’Iran et les Etats-Unis, qui participent aux discussions par l’entremise des Européens, doivent s’accorder sur la levée des sanctions rétablies par Donald Trump et sur un retour concomitant dans les clous de Téhéran, qui a commencé à s’affranchir de ses contraintes nucléaires en riposte à la "pression maximale" américaine.

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JT du 11/04/2021

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