Nucléaire iranien: le bras de fer se poursuit

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L'Iran envisage "d'autres options" pour l'enrichissement de son uranium après avoir été condamné vendredi par l'AIEA, a déclaré à la presse l'ambassadeur iranien à l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh.

Le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique a condamné vendredi l'Iran pour son programme nucléaire controversé, demandant la "suspension" de la construction d'un nouveau site nucléaire, dans une résolution adoptée à la majorité de ses membres, dont la Chine et la Russie, deux Etats pourtant traditionnellement peu enclins à sanctionner l'Iran.

Le texte exige de Téhéran le gel immédiat de son site nucléaire de Fordow et constitue la première résolution visant Téhéran votée par l'AIEA depuis près de quatre ans.

La résolution de l'AIEA intervient après la révélation en septembre de la construction clandestine par l'Iran du nouveau centre d'enrichissement d'uranium de Fordow, près de Qom. C'est aussi une réaction au blocage par l'Iran du projet de transfert à l'étranger de son uranium faiblement enrichi en échange de combustible destiné à son programme nucléaire médical.

Mohamed El Baradei "déçu" par l'Iran

Le chef de la diplomatie britannique, David Miliband a estimé que la résolution de l'AIEA était "le plus fort des signaux" pour inciter Téhéran à remplir ses obligations internationales.

Jeudi, le Directeur général sortant de l'agence onusienne, l'égyptien Mohamed ElBaradei, souvent accusé d'une trop grande modération à l'égard de l'Iran, s'était déclaré "déçu" par Téhéran et avait estimé en être "à un point mort" avec le régime islamique.

Ali Asghar Soltanieh, l'ambassadeur iranien à l'AIEA, a dénoncé l'adoption de cette résolution de l'AIEA qui constitue "une remise en cause d'un processus constructif".

Jeudi, Ali Asghar Soltanieh avait déjà menacé de "limiter" la coopération de l'Iran avec l'AIEA "au strict minimum" en cas d'adoption de cette résolution.

Cette résolution,

"Le temps est un facteur essentiel" et "si nous n'avons pas de réponse positive à notre demande d'enrichissement d'uranium, nous ne pouvons attendre plus longtemps", a déclaré l'ambassadeur iranien auprès de l'agence onusienne. "Et donc nous devons examiner d'autres options", a-t-il ajouté.

T.N. avec Belga et AFP

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