Nucléaire iranien: "Ceux qui critiquent l'accord sont à côté de la plaque"

"C’est la première fois qu’il y a eu un accord avec les 5 membres du Conseil de sécurité et l’Allemagne, et l’Iran. C’est un accord intérimaire, qui va durer 6 mois mais c’est un premier pas positif dans le règlement pacifique de ce problème qui empoisonne les relations internationales depuis 11 ans". Thierry Coville insiste sur l'aspect bénéfique pour les relations internationales: "Le monde est moins dangereux car il y a un accord dans le règlement de cette crise".

Un accord qui permettra une détente internationale

Mais force est de constater que les réactions ne sont pas toutes enthousiastes. Isolé, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, dit sa désapprobation. "Ceux qui critiquent cet accord ne proposent que des sanctions supplémentaires, ou la solution vers la force".

Or, cet accord devrait permettre une détente internationale dans plusieurs domaines. "On reconnait à l’Iran, c’est ce qui était important, ce qu’on reconnait à tout les pays signataires du TNP (Traité de non prolifération, ndlr) c’est qu’ils ont le droit d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins civiles", explique Thierry Coville. "Ils ne pourront pas enrichir à plus de 5%, qui est la limite pour une énergie nucléaire civile", précise-t-il aussi, en ajoutant qu'il y a un changement radical qui devrait intervenir dans la politique énergétique iranienne: "Ils arrêtent d’enrichir à 20%, ce qu’ils avaient commencé à faire. Et ils doivent aussi neutraliser le stock d’uranium qui avait été enrichi entre 5 et 20%, c’est significatif".

"Mais c’est du donnant donnant. En échange ils attendent une diminution significative d’un certain nombre de sanctions qui ont été prises contre eux".

Deux gagnants

Pour le chercheur, et Barack Obama et Hassan Rohani sortent gagnants de ces négociations. "Barack Obama, depuis qu’il a été élu, a dit qu’il voulait négocier avec l’Iran. Il a pris des risques au niveau de la politique intérieure mais il pense que c’étaient les intérêts des Etats-Unis, et aussi du moyen Orient, et du monde". Un accord qui va permettre des avancées dans d'autres dossiers, estime Thierry Coville: "Ça rentre dans le calcul américain. Ils se sont rendus compte qu’il était impossible de régler un certain nombre de crises en laissant l’Iran de côté. C’est pour ça que ceux quii critiquent l’accord sont à mon avis à côté de la plaque. En laissant l’Iran à côté on leur donne le rôle de ceux qui vont créer le désordre (..) autant les intégrer pour qu’ils puissent jouer un rôle plus constructif, en Syrie, mais aussi pour l’Irak et l’Afghanistan".

En ce qui concerne Hassan Rohani, l'accord constitue aussi une victoire, pour lui et son camp. "Il a été élu grave à son engagement de régler la qsuetsion nucléaire. Ca le conforte en termes de politique intérietre. Ca le rend, lui et son courant, plus forts".

"L’Iran traverse une crise économique très grave et connait une inflation qui atteint au moins 50% , le pays est en récession, mais ils ont des réserves en devises. L’idée aujourd'hui est de diminuer l’inflation et de stimuler la croissance".

W. Fayoumi

 

 

 

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