Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes confortés par leur score, plus élevé qu'attendu

Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes confortés par leur score, plus élevé qu'attendu
Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes confortés par leur score, plus élevé qu'attendu - © THEO ROUBY - AFP

La Nouvelle-Calédonie a fait le choix dimanche de rester dans le giron français, au terme d'un référendum d'autodétermination historique, consacrant selon le président Macron une "marque de confiance dans la République". Le score du non se situe cependant très en deçà de ce que les sondages prévoyaient et les indépendantistes s'estiment confortés par leur score.

Selon des résultats définitifs sur les 284 bureaux, le non à l'indépendance de cet archipel français colonisé en 1853 l'a emporté avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le oui, un score en faveur du maintien nettement moins large que prévu par les sondeurs.

La participation a été massive, avec 80,63 % de votants, a indiqué le Haut-Commissariat.

Les sondages tablaient sur une large victoire du non

Si le non à l'indépendance l'a emporté, le résultat a aussi été salué par les indépendantistes, qui s'estiment confortés par leur score, alors que les sondages tablaient sur une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont aussitôt réaffirmé leur volonté d'aller jusqu'au bout de l'accord de Nouméa (1998) et de demander l'organisation de deux autres référendums dans les quatre ans à venir, comme prévus par l'accord.

Pour Louis Mapou, chef du groupe UNI-FLNKS au Congrès, "les indépendantistes sont encore plus motivés qu'avant pour demander le 2e et 3e référendum. Dès demain on va préparer la mariée pour qu'elle soit encore plus belle en 2020", a-t-il dit à l'AFP.

"Les Kanak ont pris conscience que c'était à eux de montrer leur détermination à être enfin libres. On est à deux doigts de la victoire, et il nous reste deux consultations à venir", a aussi souligné Alosio Sako, président du rassemblement démocratique océanien (FLNKS).

Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie Ensemble, le principal parti non indépendantiste, "continue de penser que c'est mieux si on peut se passer d'un deuxième et d'un troisième référendum" mais qu'il ne s'opposerait pas à l'accord de Nouméa, qui est "constitutionnalisé".

"Est-ce que la Nouvelle-Calédonie a vraiment quatre ans à perdre ?", a de son côté demandé Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicains au Congrès. Elle plaide pour "trouver une solution et remplacer ce deuxième et troisième référendum" afin de "stabiliser enfin la Nouvelle-Calédonie".

Indépendantistes heureux du résultat du scrutin, et commentaire d'un participant kanak

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