Nouveau bilan de la tuerie au Texas: treize morts, 30 blessés

Le  commandant  et psychiatre, Nidal Malik Hassan, a ouvert le feu sur des soldats qui passaient des tests médicaux avant leur départ pour l'Afghanistan et l'Irak. Blessé par une civile, le forcené a été arrêté. Ses jours ne sont pas en danger mais il n'a pas encore pu être interrogé.  

Il était 13h30 heure locale. Le commandant Nidal Malik Hassan, un psychiatre de 42 ans, a ouvert le feu dans un bâtiment où les soldats passent leurs examens médicaux avant d'être  envoyés en Irak ou en Afghanistan. Il avait deux armes de poing semi-automatiques ce qui explique le nombre de coups tirés. 

Il s'est ensuite dirigé vers une salle où 600 militaires et des civils allaient participer à une cérémonie de remise de diplômes. C'est une civile qui a tiré la première sur le tireur fou, tandis que d'autres refermaient les portes de la salle.

Pourquoi Nidal Malik Hassan a-t-il tiré?

On ne connait pas encore ses motivations qui sont peut-être doubles.

Il devait être envoyé en en Irak. Or, par son métier, d'abord à Washington et puis dans la grande base militaire de Fort Hood, il recevait les soldats blessés et/ou traumatisés revenus d'Afghanistan et d'Irak. Il avait affaire avec les nombreuses victimes de syndromes post-traumatiques de guerre, une des plaies qui affectaient un tiers des anciens du Vietnam, mais beaucoup plus aujourd'hui au retour du Moyen Orient.

Autre motivation : de par ses origines palestiniennes et sa confession musulmane, il s'était dit victime de harcèlement dans l'armée. Selon son cousin, il voulait quitter l'armée avant la fin de son contrat. Il avait pris un avocat, il y a quelques années, pour envisager le remboursement de sa formation payée par l'armée. 

Le responsable de la base de Fort Hoood a exclu pour l'instant qu'il puisse s'agir d'un attentat.

Un cas isolé?

Cette fusillade pose au moins deux questions plus générales: celle du moral des troupes et celle du stress des missions, de longues missions avec quinze jours de répit. Les responsables de l'armée sont conscients de la gravité des problèmes de stress post-traumatique. Mais l'administration a du mal à suivre. Depuis le début de l'année 88 soldats américains se seraient suicidés.

Autre question : quel sera l'impact de cette fusillade sur la décision que le président Obama doit prendre pour répondre à la demande de renforts militaires en Afghanistan?

La plus grande caserne américaine

Le drame s'est  produit à la base de Fort Hood, au Texas. 65 000 soldats et leurs familles y vivent sur un territoire de plus de 800 kilomètres carrés, avec installations et champs de manuvres. C'est la plus grande base militaire du monde. Elle joue un rôle primordial dans la préparation et les interventions en Irak et en Afghanistan.

Le président se dit terrifié par cet acte

Dans une première réaction, Barack Obama a parlé d'une "horrible explosion de violence". Il s'est dit terrifié  que des personnes soient prises sous le feu dans une base de l'armée sur le sol américain et il a adressé ses condoléances aux blessés et aux familles des victimes.

La fusillade de Fort Hood est l'une des plus meurtrières jamais survenue sur une base américaine. 

(M.S. avec Françoise Nice)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK