"Nous ne le soutenons pas": Linkin Park fait désactiver un tweet de Donald Trump

Linkin Park fait désactiver un tweet de Donald Trump
Linkin Park fait désactiver un tweet de Donald Trump - © RTBF/Belga/Linkin Park

Un nouveau revers sur Twitter pour le président Trump en pleine campagne de réélection. Linkin Park, ce groupe de rock californien de "nu metal", n’est pas vraiment fan du président américain.

Alors quand Donald Trump retweete une vidéo avec un extrait d’une de leurs chansons, sans avoir ni les droits, ni l’autorisation, les rockeurs, très actifs sur les réseaux sociaux, demandent et obtiennent le retrait de la vidéo pour infraction au droit d’auteur. Et ils le font savoir… sur Twitter.

Twitter a donc désactivé samedi une vidéo au ton de campagne que Donald Trump a retweetée. La vidéo, qui comprenait de la musique du groupe, a disparu du fil Twitter du président avec cette notification : "Ce média a été désactivé en réponse à un rapport du titulaire des droits d’auteur."

La Maison Blanche n’a pas voulu faire de commentaire.

Une longue série de conflits avec Twitter

Ce n’est pas la première fois que le président américain voit ses tweets signalés, retirés ou bridés par Twitter, réseau qu’il affectionnait pourtant particulièrement pour la brièveté et du côté abrupt de ses messages.

Twitter a à plusieurs reprises désactivé ou commenté les tweets du président pour ce que le réseau qualifie de plaintes pour droits d’auteur, comme cette photo de lui dont un photographe revendiquait la paternité, pour manipulation d’image, ou pour "glorification de la violence" lorsqu’il a préconisé que les autorités de Minneapolis soient sévères face aux manifestations contre la mort de George Floyd.

Le président s’est aussi vu reprocher par une note d’avertissement empêchant tout retweet, réponse ou like, des "comportements abusifs" pour sa mise en garde contre toute tentative des manifestants de créer une "zone autonome" dans les rues de Washington DC en leur promettant une "réponse d’une force sérieuse".

Bref, un nouveau revers pour la communication de campagne de Donald Trump, après la plainte des Rolling Stones le mois dernier car le président utilisait "You Can’t Always Get What You Want" lors de ses événements.

Adele, REM, Neil Young et d’autres artistes ou leurs héritiers ont eux aussi dénoncé l’usage de leurs œuvres pendant les rassemblements républicains.

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