"Non c'est non": les femmes contre le harcèlement au carnaval de Rio

Avec leurs éventails en carton "Non c'est Non", des femmes participent au carnaval de Rio, le 7 février 2018 et dénoncent le harcèlement sexuel
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Avec leurs éventails en carton "Non c'est Non", des femmes participent au carnaval de Rio, le 7 février 2018 et dénoncent le harcèlement sexuel - © CARL DE SOUZA

"Non c'est non", dans le sillage de la campagne #MeToo lancée après l'affaire Weinstein aux Etats-Unis contre le harcèlement des femmes, les Brésiliennes se sont mobilisées à l'occasion du carnaval où les agressions sont innombrables.

Certaines ont même arboré ce slogan en tatouage éphémère sur les épaules, les bras, la poitrine. D'autres dansent dans les rues du carnaval avec des éventails en carton disant: "Não é não" (Non c'est non").

Le carnaval de Rio --la plus grande fête du monde sous les 40 degrés de l'été tropical, avec des millions de fêtards très dévêtus et l'alcool qui coule à flot-- est tous les ans le théâtre de multiples agressions sexuelles contre les femmes.

Une femme agressée toutes les 4 minutes

Fête de tous les excès, le carnaval a vu l'an dernier une femme agressée toutes les quatre minutes, selon la police. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

C'est la raison pour laquelle Luka Borges ne se fatigue pas de distribuer les tatouages éphémères aux femmes qui lui demandent, dans un "bloco", un cortège de rue qui défile sur des airs de samba dans le centre de Rio de Janeiro.

Luka a créé avec quatre amies les décalcomanies "Não é não", qui ont commencé à être distribuées de manière impromptue l'an passé parmi quelques "blocos" de Rio après l'agression d'une d'entre elles.

Et grâce à une collecte de crowdfunding et une campagne sur les réseaux sociaux, quelque 27.000 décalcomanies ont été produites pour le carnaval 2018, qui vont être réparties sur des villes comme Salvador, Sao Paulo ou Olinda pour le carnaval.

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