#NiPapeNiPsychiatre, le hashtag qui dénonce les propos du pape

Caputre d'écran du compte Twitter d'Alice Coffin
Caputre d'écran du compte Twitter d'Alice Coffin - © Tous droits réservés

Alice Coffin, militante LGTB et enseignante à l'Institut Catholique de Paris, a publié sur Twitter une photo d'elle, enfant, accompagné du hashtag #NiPapeNiPsychiatre. Cet acte est un moyen pour la féministe de dénoncer ouvertement les propos du Pape François,  tenu ce dimanche.

Ne pas condamner, dialoguer, comprendre

Lors d'une conférence de presse dans l'avion qui ramenait le Pape à Rome, ce dernier a suggéré de recourir, entre autres, à la psychiatrie pour les enfants aux penchants homosexuels. Il a prononcé ces mots qui ont résonné dans le monde entier : "Quand cela se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de chose à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C'est autre chose quand cela se manifeste après vingt-ans".

Cette phrase du pape s'inscrit dans une réponse plus large apportée à un journaliste. "Je dirais (aux parents) premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille", a d'abord déclaré le pape. Celui-ci ajoutait aussi les précisions suivantes : "Je ne dirai jamais que le silence est un remède. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité."

Le Vatican a d'ailleurs retiré la référence à la "psychiatrie" du verbatim publié lundi par son service de presse. Et ce "pour ne pas altérer la pensée du pape", a expliqué à l'AFP une porte-parole du Vatican.

Malgré tout, très rapidement, la publication de la militante a fait le tour du monde en quelques clics. Les utilisateurs concernés par le débat ont suivi le mouvement en livrant divers témoignages. Le message transmis est clair : nul besoin de passer des séances chez les psychiatre pour se faire "soigner" mais bien de vivre en étant soi-même. Parmi ces déclarations, d'autres utilisent le hashtag pour faire part de leur souffrance.

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