Nicaragua: une Belge en grève de la faim après 6 mois de détention "dans des conditions déplorables"

Amaya Coppens, Belge en prison depuis 6 mois au Nicaragua a entamé une grève de la faim avec ses 7 co-détenues depuis le 27 février
Amaya Coppens, Belge en prison depuis 6 mois au Nicaragua a entamé une grève de la faim avec ses 7 co-détenues depuis le 27 février - © Tous droits réservés

Federico Coppens est un père inquiet. Sa fille Amaya est emprisonnée au Nicaragua depuis 6 mois. Et malgré sa santé déjà fragile, elle vient d'entamer une grève de la faim. Elle a cessé de s'alimenter depuis le 27 février dernier tout comme les 7 femmes qui partagent sa cellule.

Elle ne veut pas servir de "monnaie d'échange"

Amaya est membre d'un mouvement étudiant qui s'oppose au président du Nicaragua, Daniel Ortega. Comme elle, ils étaient plus de 760 opposants derrière les barreaux. Une centaine a été sortie de prison il y a une semaine et se trouve désormais sous détention domiciliaire. Dans la cellule d'Amaya elles étaient 18, elles ne sont plus que 7. Mais pour elles, pas question de servir de "monnaie d'échange" entre leur mouvement et le gouvernement du Nicaragua qui sont en pourparlers pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui dure depuis près d'un an. D'où, leur décision de partir en grève de la faim.

Aucun contact en 6 mois

Amaya devrait passer devant un tribunal le premier avril prochain.  Mais ses conditions de détentions sont décrites comme déplorables par son père. Lui même n'a pas pu la voir ni même l'entendre au téléphone. Tous les mardis, il apporte aux grilles de la prison les provisions qui doivent permettre à sa famille de tenir une semaine. C'est tout. Même l'avocat d'Amaya n'a pu la rencontrer qu'une seule fois en six mois et leur entretien était surveillé par trois gardiens. Le père d'Amaya nous confie que la situation est préoccupante mais qu'elle reflète exactement la détermination de sa fille et celle de ses co-détenues.

 

 

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