Newtown a inhumé les premières victimes de la fusillade de vendredi

Illustration - Newtown a inhumé les premières victimes de la fusillade de vendredi
Illustration - Newtown a inhumé les premières victimes de la fusillade de vendredi - © Emmanuel DUNAND - AFP

La petite ville américaine de Newtown inhumait lundi les premiers enfants victimes de la fusillade qui a fait vendredi 26 morts dans une école, au lendemain de la promesse de Barack Obama de tout faire pour empêcher de telles tragédies de se reproduire.

Les funérailles de Noah Pozner et Jack Pinto, six ans tous les deux, se sont déroulées lundi à Newtown et Fairfield, une ville voisine. Les deux garçons font partie des 20 enfants tués dans leur école vendredi.

L'auteur de la fusillade, un jeune homme de 20 ans, avait auparavant tué sa mère à son domicile, et s'était suicidé dans l'établissement scolaire à l'arrivée des secours. Deux adultes ont également été blessés.

Dans la petite ville de 27.000 habitants, aucune école n'était ouverte lundi. L'école primaire où la tragédie a eu lieu sera quant à elle fermée jusqu'à nouvel ordre pour les besoins de l'enquête, a précisé la police.

Dans la ville de Ridgefield, distante d'une trentaine de kilomètres, les écoles ont été brièvement bouclées lundi matin, après le signalement d'un individu suspect. En Californie, un homme a été arrêté dimanche après avoir menacé sur Faceboook d'attaquer des écoles.

A Newtown, Paul Vance, porte-parole de la police de l'Etat du Connecticut, a menacé lundi de poursuivre les auteurs d'éventuels canulars ou les personnes qui lanceraient les forces de l'ordre sur de fausses pistes dans l'enquête sur la fusillade.

En fin de matinée lundi, vingt enfants sont entrés en file indienne dans le funérarium où ont eu lieu les obsèques de Jack Pinto, 6 ans, en plein coeur de Newtown. Des membres de son club de lutte ont déposé leurs médailles sur son cercueil.

La cérémonie était "triste, très poignante", selon Gwendolyn Glover, pasteur à Chester, dans l'Etat voisin de New York. "Les parents serraient (leurs enfants) dans leurs bras. Comme pour les protéger et leur dire +vous êtes en sécurité maintenant, la guerre est terminée+", a-t-elle témoigné.

 


Belga

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